daoudia

Par Driss Tahi

Une rencontre modérée le Samedi 25 Janvier par Madame Khatiba Moundib. Devant un auditoire séduit dés le premier contact, le poète Daoudia déclame ses vers avec une certaine aisance ,d’une voix rauque et chaleureuse qui rappelle celle de Leo Ferré, appuyant parfois sur les syllabes, balayant du regard l’assistance avec un regard espiègle, l’air interrogateur tantôt ironique , tantôt inquisiteur, utilisant parfois les onomatopées au lieu des paroles . Une silhouette mince , énergique malgré la soixantaine ,son visage un peu émacié, mais pas trop, à la peau brune ,illuminé par des yeux noirs expressifs et intelligents, une tête à moitié dégarnie, des mains qui bougent au rythme de sa voix ,ses doigts qui effleurent et caressent le vide, vont cacher de temps en temps son visage pour exprimer la peur ou pour simuler les pleurs ;  » Mon coeur d’enfant refuse me quitter Je m’égare dans mon temps Je me cache innocemment dans mes paupières mes rêves masquées  » allumant parfois une bougie ou un bâton d’encens, ou jetant des roses sur le public.. Sans vous en rendre compte , au bout des premiers vers déclamés ,vous êtes déjà charmé et envoûté, et du coup ,vous en voulez encore ,vous êtes tout simplement sous l’effet Daoudia . Un poète, un « tisseur des mots » comme il aime se définir ,mais aussi un acteur qui met en scène ses poèmes, fort de son éloquence ,son amour pour les langues étrangères ; le français et l’espagnol ,mais aussi le théâtre ,sa passion durant ses années au lycée . Malgré son accent du nord ;Tetuan et le Rif sa terre natale où Daoudia puise son inspiration, chose qu’on ressent lorsqu’il glisse quelques phrases en dialecte arabe entre deux poèmes, ou au fil d’une conversation évoquant son enfance et sa mère, ses textes n’en demeurent pas moins universels ,surtout quand il cite : Les aztèques, les Mayas et les incas. ou lorsqu’il évoque Mahatma ,Krishna et la purification de l’âme , ou bien quand il vous entraine dans les méandres de la mythologie grecque ;  » Zeus, seigneur et roi Des dieux et déesses Je te salue et je te dis noctambule la nuit Je suis roi aussi …..Antigone je l’ai choisie chez Sophocle et sa poésie  » Les roses , les fleurs , le printemps et les femmes sont aussi de la fête dans ses poèmes et se confondent dans ses rêves , des rêves ,et des fantasmes dont il est le sculpteur et l’architecte. « Toi la colombe de mes rêves Sur les ailes de ton coeur Tu m’emportes dans ta douceur Captif dans ton ciel Je vis un beau sommeil  » -pourquoi vos poèmes sont ils sans titre ? question de Mme Khatiba Moundib. -c’est un espace libre que j’ai laissé à l’imagination du lecteur, C’est vrai ,mais à la fin aussi de certains de ses poèmes ,on a l’impression que le poète n’a pas terminé ,et qu’il nous a laissé exprès sur notre faim…dans le but de nous inviter à imaginer ce qu’il a intentionnellement caché .

http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/02/daoudia.jpg?fit=1024%2C1024http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/02/daoudia.jpg?resize=150%2C150adminsSociétéPar Driss Tahi Une rencontre modérée le Samedi 25 Janvier par Madame Khatiba Moundib. Devant un auditoire séduit dés le premier contact, le poète Daoudia déclame ses vers avec une certaine aisance ,d'une voix rauque et chaleureuse qui rappelle celle de Leo Ferré, appuyant parfois sur les syllabes, balayant du...Source de L'information Fiable

Commentaires

commentaires