elle

Par: Abdellah Hanbali

Le recueil de poésie « Les larmes des chrysalides » est le miroir tremblant où viennent s’entremêler les différentes figures troublantes de «  Elle ». Tantôt masquée tantôt déclarée prostituée ou cavalière, patrie rébarbative ou contrée oubliée.

« Elle » est tout ce qui s’oppose à cette magnifique et extrême sensibilité naturelle dont l’homme et la femme peuvent être possesseurs ou plutôt par laquelle ces derniers peuvent être possédés. « Femme-flamme », qui au lieu d’éclairer et chauffer peut, délibérément ou par inadvertance transmettre en cendre, tout ce qu’un homme ou une femme peuvent vraiment avoir de plus créatif et de plus naturellement munificent.

« Elle » est le contraire de toute enveloppe soyeuse et douillette et qui fait que tous ceux qui n’ont pas atteint leur plein épanouissement trouvent –nécessairement- dans les larmes visibles ou invisibles la seule propédeutique qui leur permet d’aspirer le Mal comme une éponge avant d’en venir à en faire l’essence de leur propre triomphe. Et quelle soit une main tyrannique qui vous prend par le col ou une silhouette fatale et éblouissante  qui vous traîne vers la perte et le dénouement, elle peut  être cette mère aux seins gonflés qui refuse d’allaiter ses bambins et qui fait qu’on peut être malheureusement né sans exister ou exister sans encore être né.

Certains mots utilisés dans « les larmes des chrysalides » choquent parfois, d’autres donnent au recueil un aspect un peu hermétique pour certains.  Le poète s’exprime dans un style qui reflète ses moments de tension vécus, cette « souffrance féconde » que l’écriture tente d’épurer.

« Les larmes des chrysalides » permet de partager avec les lecteurs une vision portée sur la bassesse de toute chose qui écrase les hommes et effraie les âmes légères. Certains ne manqueront pas d’y retrouver  leur propre expérience, écrite par « une main étrangère », comme le disait René Maria Rilke.

La vallée heureuse   (extrait du recueil)

Vallée des nostalgiques.

Vallée des amants.

Des pommiers florissants,

Des noyers centenaires,

Des oiseaux, des ruisseaux,

Une rivière en argent,

Des pigeons voyageurs,

Des saules pleureurs,

Des chemins vicinaux

Éveillent et courtisent

Mes réminiscences…

« La poésie m’a toujours envoûté. Je la retrouve et la ressens dans tout ce qui me traverse comme grandeur. Je la croise du matin au soir quand je deviens attentif aux charmes que nous livrent la Nature et aux moments où je me sens séparé de certaines choses difficiles à exprimer que par les vers. Baudelaire, Chénier, Rítsos… et les chants des monts de la vallée heureuse m’inspirent sans oublier ce qui menace de nous écraser dans ce faux théâtre qu’est la vie quotidienne ».

Né à la vallée heureuse des Ait Bouguemez dans la province d’Azilal en 1973, Mohamed Hicham est professeur de langue et de littérature française. Après des études supérieures  approfondies en littérature française et en études théâtrales, notre poète est en train de se frayer un chemin dans la création littéraire.  Il est actuellement conseiller pédagogique dans la délégation d’Al Haouz.

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