karimine

Vainqueur en novembre dernier, lors de la première édition du Meeting international des courses de Pur-Sang, du Grand Prix SM Mohammed VI du pur-sang arabe, et du Grand Prix des Eleveurs de pur-sang anglais, M’hamed Karimine est dans la cour des grands, après avoir repris, il y a seulement deux ans, la casaque de feu son père Hadj Ahmed. Voici, succincte, la trajectoire stupéfiante et fulgurante de cet homme hors pair…

Ancien membre de l’Union Marocaine des Etudiants, il débute en politique et décroche, dès 1997, la présidence du conseil communal de Bouznika, où Il sera réélu à quatre reprises maire de la ville phare de la province de Benslimane.

Il continua à gérer avec la même fougue ses ambitions parlementaires. Elu député en 2000 sous les couleurs de l’Istiqlal, son parti de toujours, il ne siège que dans les organismes qu’il préside, à l’image de la commission des finances.

De la même manière, il dirige, depuis plusieurs années, la Chambre d’Agriculture de Casablanca, la Fédération des Chambres d’Agriculture du Maroc, ainsi que l’Association Nationale des Producteurs de Viandes Rouges (ANPVR).

Rien d’étonnant qu’il envisage sa carrière dans le monde des courses avec la même exigence.

Originaire de Tnine Chtouka, véritable berceau des courses de chevaux entre Casablanca et El Jadida. Cette petite ville où sa mère, feu Fatima a grandi, M’hamed a toujours vu très loin et très grand.

A l’époque où son père est une référence en tant que producteur d’ovins, de bovins et de céréales, M’hamed s’imagine dans le monde de la pharmacie.

Après un brillant parcours scolaire à Rabat où il a vu le jour, il s’envole pour Bruxelles et Paris pour suivre des études supérieures pharmaceutiques.

Diplôme en poche, il rentre en 1988, alors âgé de 30 ans, au Maroc où il n’ouvrira jamais d’officine.

Le décès prématuré de son papa l’oblige à reprendre l’affaire familiale. La lourdeur de la succession le contraint non seulement à renoncer à la pharmacie mais aussi à fermer l’écurie de courses dont son père, président de la société des courses de Casablanca, en avait fait sa grande passion.

Il ne coupera pas totalement avec la filière équine. Une fois réglé le problème des affaires familiales, il se lance à son compte dans l’agriculture, se positionne dans la promotion immobilière et remporte la mairie de Bouznika qu’il transforme en capitale du cheval.

Créé en 2002, le Haras National abrite le centre de production et de mise en place de semences congelées. En 2013, M’hamed Karimine poursuit l’essor du cheval dans sa ville et inaugure le grand Festival de Tbourida « Khayl wa Khayr » qui devient un rendez-vous incontournable durant la Fête du Trône :  «On a réussi à dépoussiérer les événements de Tbourida» se félicite M’hamed, et de continuer : «On a remplacé les fameuses tentes autour des sites de Tbourida par des gradins qui accueillent une foule considérable, en nocturne. Nous organisons le meilleur Festival de Fantasia, du Maroc».

Mais l’histoire d’amour entre le cheval et Bouznika ne se résume pas au Haras National et au Festival de Tbourida. La ville de Karimine accueillit par la suite le premier centre d’entraînement dédié aux chevaux de courses ! Adossé au Haras National, il s’étend sur 30 hectares et offre 220 boxes aux propriétaires de chevaux qui bénéficient de vraies pistes d’entraînement.

L’idée de M’hamed étant de créer une émulation et donner envie aux passionnés de devenir propriétaires.

M’hamed homme fervent et épris des chevaux, il reprend même le chemin des écuries.

Et c’est ainsi qu’il décide en 2009 d’élever une poulinière de barbes et arabe-barbes, à Bouznika.  Tamin, un barbe, devient même champion du monde avant d’être vendu à la SOREC pour devenir un étalon.

En 2013, Fatima, la maman souffrante, exprime à son fils sa nostalgie des chevaux de courses et lui souffle à l’oreille l’idée assez folle de reprendre la casaque de feu son père. «En voulant lui faire plaisir, je me suis fait plaisir» résume-t-il.

M’hamed prend la direction de la SOREC où il fait une demande pour réserver une casaque orange avec une toque citron. Sa requête est déclinée car ces couleurs appartiennent à un certain Ahmed Karimine, qui n’est autre que feu son père. «Une toque appartient à son propriétaire à vie» explique M’hamed qui a obtenu gain de cause en déclinant son identité.

Porté par la fierté de faire vivre la mémoire de son père, M’hamed se rend, en mai 2013, à une vente aux enchères où il acquiert trois poulinières. Plus de doute, l’écurie Karimine signe son grand retour dans le monde des courses. Etant donné que M’hamed Karimine possède une certaine expertise dans le domaine des ovins et bovins, l’élevage de chevaux ne lui a jamais posé de problèmes. Il avance donc dans le monde des courses en planifiant à court et à long terme. Il commence par acheter sur le marché français pour être compétitif à court terme, tout en travaillant son propre élevage, à Bouznika, où il possède un centre d’insémination artificielle très moderne. Il est passé de 30 poulinières, il y a 3 ans, à 120 aujourd’hui.

Pour couronner le tout, en grand spécialiste des ressources humaines, il sait s’entourer d’une équipe hors pair composée de spécialistes talentueux, une équipe avec laquelle, main dans la main, il s’envole vers les cieux de la victoire.

Par: Khadija Choukaili

 

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