tahita

Par: Driss Tahi

« Quel livre pour quel lecteur ? »

Tel est le thème de la rencontre organisée par la médiathèque Tachfini le samedi 26 Octobre.

2500 livres seulement vendus en 2016 d’après les chiffres de la Fondation du Roi Abdelaziz Al Saoud; les raisons économiques, mais pas seulement ,en sont pour beaucoup dans cette partie d’un constat alarmant, voire honteux qui nous interpelle tous en tant que marocains.

Une table ronde – mais pas tellement-  avec une dizaine de professeurs chercheurs, enseignants, et un libraire, tous des auteurs de la ville d’El Jadida et publient en arabe, à part deux francophones.

Une heure et demie pour débattre d’une question d’une grande importance, c’est insignifiant, c’est tout juste l’effleurer, et d’une façon superficielle.

Une rencontre qui a permis pourtant aux dix participants de prendre tous la parole.

Deux ou trois intervenants ont d’une manière brève mis en exergue les tahita 1problèmes inhérents au livre, à l’écrivain et à l’édition, avec un exposé plutôt académique pour donner la définition d’abord de l’écrivain… mais tous en général avaient axé leurs interventions sur leurs parcours et leurs expériences personnels en tant qu’auteurs, et les problèmes de vente rencontrés sur le marché du livre , sans soulever ,si ce n’est que très vaguement la question cruciale qui est le rapport : auteur – lecteur , et les obstacles à la lecture et à l’apprentissage de la lecture .

Le devoir impératif et déterminant de l’enseignant et de l’auteur qui nécessite de se pencher sur les moyens de contribuer avec d’autres forces intellectuelles vives, afin de donner naissance au lecteur de demain, de le nourrir,  et lui insuffler très tôt le goût, et l’amour de la lecture , surtout dans le milieu rural où l’accès au livre est encore plus  difficile qu’en ville .

Un chantier d’une telle importance sur lequel doivent se pencher les professeurs chercheurs et les spécialistes de la question, est un véritable investissement dont l’auteur sera incontestablement un des premiers bénéficiaires, lorsqu’on sait que très peu d’auteurs marocains arrivent à vendre une centaine de livres par an.

A quoi bon écrire alors quand personne ne vous lit, quand même les autres auteurs ou confrères ne vous lisent pas , mais qui ne font que vous surveiller ?

Sans oublier qu’une table ronde en l’absence des lecteurs, et surtout jeunes ,n’est sûrement qu’un moment de discussions stériles dont l’écho ne dépassera pas le portail du beau bâtiment de la médiathèque.

Un auteur, ancien enseignant, déclara qu’un libraire lui avait demandé de passer récupérer ses livres , étant donné qu’aucun d’eux n’a été vendu , ce qui encombrait les rayons , où ils s’y trouvaient depuis longtemps .

Un exemple entre d’autres qui révèle l’absence d’une culture de la lecture dans notre société, le désintérêt du marocain à l’égard du livre ,et l’inconscience des responsables à propos de la gravité du problème , et le manque de volonté réelle pour lui donner la priorité et les moyens nécessaires .

Ont participé à la rencontre qui a été animée par M. Redouane Chedid

-La Ligue des écrivaines  du Maroc, section El Jadida.

– Le Salon de Mazagan pour la culture et l’Art.

– L’union des écrivains du Maroc, section El Jadida.

-La librairie de Paris.

Et d’autres auteurs de la ville.

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