Du temps de feu Haj Abdellah Belfakir, l’histoire de cette famille tournait autour d’un   garage de mécanique générale, mais dont la principale spécialité, était la fabrication des carrosseries

 Il  jouissait d’une excellente  réputation dans le milieu  des transporteurs et on  y venait des quatre coins du Royaume, pour commander des carrosseries. Casablancais, R’batis, Safiots…y défilaient pour  la qualité des services et prestations fournies.

 Le secret derrière cette réussite n’était autre que le professionnalisme et le savoir faire acquis à travers certains français  vivant à l’époque à El-Jadida, mais aussi et surtout, le sérieux et le dévouement au travail d’un  grand homme : Feu Mimoun Belfakir, dont la famille habite toujours à El Jadida, place Moulay Al Hassan.

Et c’est à partir de cette réussite, que les enfants de feu Abdellah Belfakir : Feu Haj Moussa, feu haj Mohamed et feu haj Ahmed, eurent  l’idée de devenir des transporteurs. Quelques années après, ils en possédaient une dizaine d’autocars, répartis entre deux principales directions : Marrakech et Casablanca.

La réussite au rendez-vous, la famille Belfakir  s’est installée non dans une grande villa isolée du reste de la population, comme cela se fait, un peu partout de nos jours, mais dans un Riad, assez vaste certes, mais une habitation au milieu de familles de différentes conditions, à Derb Addaya. Un Riad  qui a vu le tournage de quelques uns des tous premiers films du cinéma marocains.

Une famille spirituelle et dont  le père  et ses trois enfants, ont accompli leur pèlerinage à l’époque où cela se faisait encore par bateau ou en voiture (années soixante), quand ce n’est pas à pied comme le faisaient certains. Chaque retour de la Mecque, chaque circoncision, chaque fiançailles… étaient une occasion pour l’organisation de grandes fêtes religieuses et pour réunir  l’ensemble de la famille.

 Une famille qui savait vivre et  s’amuser.

Plusieurs hommes et femmes y travaillaient pour la famille : chauffeurs, jardiniers, gardiens, femmes de ménage, cuisinières, nurses…la majorité n’a jamais quitté cette maison pour aller travailler ailleurs, comme pour entériner cet adage marocain qui dit qu’ « aucun chat ne s’enfuit d’une maison en fête ». Ceci souligne, avant tout, le respect de l’autre, quelqu’en soit sa condition, mais aussi la générosité liée à la spiritualité et à la dévotion des marocains à  cette époque.

Si nous n’avons parlé jusque là que des hommes, c’est parce qu’à l’époque, les femmes s’ « effaçaient » en présence de ces derniers.

Une question de culture et d’éducation à l’époque.

Mais une pratique qui ne doit nullement nous induire en erreur, car  ces femmes  aimaient leurs maris, leurs frères, leurs proches et voyaient en chacun de ces hommes, un porte parole et un symbole de l’unité familiale, au sein de la société marocaine de l’époque.

Si on en parle aujourd’hui de ces illustres familles, c’est parce que la majorité de ceux qui en  ont instauré leur réputation et leur notoriété, nous ont quittés depuis  belle lurette.

Nous pensons à feu l’haj Abdellah le patriarche, mort en 1960, suivi de l’haj Moussa, dit Sidi (le Cid) pour les intimes, en 1965. Chagrinée par sa disparition, sa femme l’hajja Meryem meurt à son tour quelques mois plus tard (c’est dire l’amour qui liait les couples à cette époque). Puis c’est le tour de l’haj Mohamed, dont la résidence était juste  en face de la province d’El Jadida. L’haj Ahmed, le cadet des trois frères et ancien propriétaire, entre autres, du café Deauville, vient de nous quitter, quant à lui,   il y a une dizaine d’années.

Les cinq  femmes de cette famille sont toutes décédées aujourd’hui : l’hajja Fatna, l’hajja Fatima, l’hajja khadija (kh’dija), l’hajja halima (h’lima) et l’hajja R’kia, la cadette, décédée récemment, et qui n’est autre que la mère de la famille El Fen d’El Jadida.

Depuis peu, on a commencé à perdre aussi les petits-enfants  du patriarche : feu Mokhtar, feu Abderrahmane, feu l’haj El Arbi feue El hajja Aicha, Saâdia et Lalla Amina, tous descendants  de feu l’haj Moussa. Et tout récemment, le jeune Rachid Belfakir, fils de feu El Mokhtar.

Il est évident qu’on ne peut citer tous les membres en vie, où qui nous ont malheureusement quittés, mais  nous prions Allah d’accorder longue vie aux vivants et à  les doter de courage et de cette volonté, nécessaires pour être à la hauteur de ceux qui les ont vus naître et grandir.

Quant aux défunts : Puisse Allah les recevoir dans sa sainte miséricorde.

 PS : Ce garage sis, avenue Mohamed VI, en face de la conservation foncière, est devenu aujourd’hui  café   Les Palmiers.

Notre photo montre, feu l’haj Moussa  en compagnie de son neveu Najb Ben Touila, fils de feu l’hajja Aicha et feu Abdeslam Ben Touila.

Abdellah Hanbali

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