Les nids de poule et les dos d’âne : cauchemar des automobilistes jdidis

Si  l’entrée principale d’El Jadida a connu certaines améliorations suite à des travaux interminables de réfection, il n’en est pas de même pour l’intérieur de la ville où la situation des rues est catastrophique.

En effet,  les petits comme les gros trous, communément appelés nids de poule  jonchent la chaussée et se disputent l’espace avec les usagers et les dos d’âne.

Certaines de ces crevasses ont bien l’allure parfois de fossés. Dans toutes les rues des quartiers populaires,  les réalités sont les mêmes, si bien que circuler devient un véritable casse-tête chinois pour beaucoup.

Les rues et avenues sont parsemées de crevasses qui se remplissent d’eau à la moindre pluie. Parfois on finit par se demander si on est en pleine ville, vu l’état défectueux que certaines rues présentent.

 Aussi, les automobilistes sont obligés de zigzaguer sur les routes pour éviter d’y laisser un pneu, ou bien un amortisseur. O

n observe par moments des réparations par-ci par-là comme mesure palliative.

Bien que cela soulage un tant soit peu les usagers de la route, ces réparations sont tout de même des solutions à très court terme, du « ter9a3 », ni plus ni moins qui ne fera pas long feu…Et pourtant, il existe bel et bien des fonds disponibles pour, à défaut de reconstruire, opérer une réparation conséquente.

Quant aux dos d’âne, c’est une autre paire de manches..Véritable  » bête noire  » des automobilistes et des motards, les dos d’ânes implantés de manière anarchique irritent davantage par leur aspect irrégulier et défiant toute loi relative à la géométrie, que par leur profusion. Tantôt trop hauts, tantôt pas assez larges, ou trop raides,  ou mal signalés, ils peuvent même se transformer en « cordes d’amarrage et mouillage » dans certaines artères, ou en tout autre objet pouvant vous dissuader de rouler à vive allure. On dirait  plutôt des dos de dromadaire, de mulet, ou de tortue qui ne répondent pas aux normes, et gênent plutôt la circulation au lieu de contribuer à la sécurité routière.  On est obligés de  ralentir, rétrograder et accélérer à nouveau. Et répéter ces manœuvres plusieurs fois à des heures de pointe  fait vite virer du stade de la colère à celui de la furie ! D’autant plus que,  si, on enchaîne ces obstacles tel un cavalier, on finit  par heurter le bas de caisse de la voiture, le réservoir ou le pot d’échappement..

Ces ralentisseurs en forme de bosses, dont une majorité est l’œuvre de citoyens, près de leurs habitations et commerces, sont construits en béton ou en ciment et n’obéissent à aucune logique, ni norme.  Ils ne respectent, ni la loi, ni l’urbanisme, ni l’esthétique de la ville. Souvent, il est impossible de les apercevoir surtout la nuit en raison de leur couleur aggravée par l’absence de l’éclairage public dans certaines zones et des indications de limitation de vitesse. Pourtant, la conception des ralentisseurs de vitesse est, logiquement, soumise à des normes réglementaires bien définies. Ils sont régis par un arrêté conjoint du ministère de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies et du ministère de l’Equipement et des Transports, publié au bulletin officiel n° 5636 en 2008.   Leur épaisseur devrait se situer entre 4 et 5 cm, et leur largeur, ne devrait pas être inférieure à 1,5 mètre. Et plus ils sont larges, moins ils  causent de dommages à l’automobiliste et au véhicule. Mais tant que les autorités concernées font la sourde oreille aux contestations citoyennes et ferment les yeux sur l’état anarchique des rues, ce sont les contribuables qui continueront a payer les pots cassés…

Khadija Benerhziel

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