Les marchés de proximité à El-Jadida ? Un Fiasco Total.

Lorsque les autorités ont bâti des marchés de proximité dans quelques quartiers de la ville, c’était dans le but de sédentariser les marchands ambulants, le tout, moyennant un droit d’entrée et un loyer journalier.

Cette initiative louable, était voulue, encouragée et subventionnée en grande partie, par l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).

Le but était de faire de cette nouvelle expérience, une réussite. C’est pourquoi d’ailleurs,  les responsables ont  établi un cahier des charges bien ficelé : un document  qui impose, entre autres, aux commerçants de payer les charges précitées et notamment le droit d’entrée, au moment de l’affectation de l’espace de vente.

Le but était d’établir une cartographie des points noirs d’El-Jadida (abritant le plus grand nombre de marchands ambulants) afin de créer dans ces zones des marchés de proximité.

Tout roulait comme sur des roulettes, jusqu’au jour où les roulettes se sont mises…à grincer, avant de s’arrêter net.

Qu’est ce qui s’est passé, entre temps, pour qu’un projet que tout le monde voyait comme une réussite, se transforme en un Fiasco Total ?

La réponse est toute simple et visible à l’œil nue : la corruption.

 Pendant que les autorités, où plutôt l’INDH,  voyait dans ces espaces de vente, la solution qui allait permettre de résoudre, en partie, la problématique des marchands ambulants dans la ville et d’effacer le passif négatif de l’expérience des souks namoudajis, les commerçants de ces nouveaux points de ventes, se sont sentis trahis, dupés et poussés vers la faillite.

Trahis, parce qu’au moment où ils s’apprêtaient à quitter leurs emplacements dans les rues, les autorités leur avaient promis, que dorénavant, tout marchand ambulant sera pourchassé et les rues « rendues » aux habitants de ces quartiers.

Dupés, parce qu’au moment où ils venaient d’abandonner leurs emplacement, d’autres marchands ambulants, sont venus les remplacer, sans que les autorités ne bougent le petit doigt pour ne pas dire, tiennent parole.

Ainsi, croyant occuper des locaux dans un marché de proximité, ayant pignon sur rue, ces commerçants se sont retrouvés enclavés, encerclés et asphyxiés par les nouveaux arrivants qui se sont accaparés leurs places, avec la bénédiction de ces mêmes « autorités ».

Poussés vers la faillite, car ils avaient cru en la parole des autorités. Certains ont investis leurs dernières économies dans l’embellissement des nouveaux locaux…avant d’être acculés à mettre la clé sous le paillasson.

Ainsi et à cause de cette gangrène appelée Corruption, ce qui devait représenter un ballon d’oxygène pour beaucoup de familles, s’est transformé en un véritable drame social.

El Jadida Scoop

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