Par: Alain Degans   degans2

C’est bien ce qu’auront compris les participants à la première commémoration de la journée internationale décrétée par l’Organisation des Nations-Unies que les jdidis ont fêtée avec un jour d’avance, ce 15 mai dans l’amphithéâtre des doctorants à la faculté des lettres et sciences humaines.

 

 

En effet, les pays membres de l’instance internationale, unanimes, ont adopté une résolution lors de l’Assemblée Générale le 8 décembre 2017 présentée par l’Algérie faisant du 16 mai une journée internationale du « vivre ensemble dans la paix ».

 

Il s’agissait donc d’une « première » qui fut commémorée sous la forme d’une conférence à laquelle assistait un public fourni écoutant avec attention des propos de huit orateurs. Il fut ainsi évoqué ce que l’on entend par le terme « vivre ensemble », le contexte géopolitique (migration économique ou politique), les politiques des pays européens en matière d’immigration, l’historique de Mazagan cosmopolite dont les jdidis sont nostalgiques : une ville tournée naturellement vers l’autre de par ses origines et son ouverture sur l’océan et donc vers l’autre. Un « autre » constitué dès l’après « portugais » d’une population aux trois religions. C’est ainsi que le mellah jdidi  qui comportaient l’église, la mosquée et le temple, contrairement aux autres villes marocaines, était habité par les trois communautés qui partageaient joies, peines, traditions, culinaires et entraide.

 

 

Car, « vivre ensemble dans la paix », c’est se rassembler sans se ressembler, prendre conscience de l’unité de la famille humaine, c’est préserver la terre pour les générations futures, c’est également la convivialité, la fraternité et le respect de l’autre.

 

Des paroles fortes dans une période douloureuse où la fraternité humaine a besoin d’un souffle d’espoir ; le dernier attentat de Paris et la répression féroce de l’armée israélienne contre les manifestants pacifiques palestiniens sont là pour rappeler tout le chemin encore à parcourir vers l’objectif fixé.

 

 

Le 16 mai est aussi l’anniversaire des attentats terroristes de Casablanca en 2003 où Khatiba Moundib, instigatrice de la conférence jdidi, perdit son frère auquel il fut rendu hommage en même temps que les 41 victimes par une minute de silence observée par l’assistance.
Une première réussi mais qui ne doit pas être sans lendemain, sans des propositions d’action pour que le « vivre ensemble en paix » devienne une constante de l’Humanité…

 

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