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El Jadida Scoop

Quand un Jdidi nous fait revivre les souvenirs de notre enfance en nous guidant dans les ruelles du quartier Marchane à Mazagan, ville d’un Maroc fraîchement indépendant, à travers le récit d’un fait divers survenu dans les années cinquante… Quand il nous entraîne dans des lieux, souvent insolites, en brossant les portraits des personnages de son roman, par le biais d’intrigues captivantes relatant les faits dans leurs moindres détails. C’est tout simplement un « best-seller » écrit de la plume d’un maître.

Abderrahmane WADJINNY, un jdidi pur jus, ayant passé toute son enfance à El Jadida. Une ville avec laquelle il n’a jamais rompu les liens, bien que ses innombrables occupations ne lui en laissaient guère le temps. Depuis sa tendre enfance, ce passionné d’écriture, a toujours rêvé d’écrire un roman découlant de son vécu et de ses souvenirs, en rapport avec cette belle cité qui l’a vu grandir et qui a bercé, pendant des décennies, son rêve de traduire toutes ces émotions et ces idées romanesques, en un ouvrage qui illustrerait toute l’imagination débordante qui distingue les écrivains.

L’histoire de ce roman passionnant, décrit un crime odieux commis au milieu des années 1950, sur la personne d’une jeune adolescente juive de 12 ans, dont le corps inanimé a été découvert dépecé dans ce quartier paisible judéo-musulman appelé Marchane.

L’auteur, berçait l’idée, depuis plusieurs années, de faire un roman de ce fait divers, mais rarissime à l’époque, sans qu’il puisse étaler sur papier, cette histoire qui a longtemps germé dans son esprit, mais qui n’a pu prendre forme que suite à un élément déclencheur qui a constitué le vrai déclic de son inspiration.

En effet, suite à un incident de santé entraînant une intervention chirurgicale l’ayant immobilisé, pendant plusieurs mois  au lit, il reprit sa plume et se mit à reconstituer les pièces de son puzzle en replaçant les faits de ce crime surgi des souvenirs de son enfance, et ayant conduit la paisible ville de Mazagan dans un véritable émoi. La réalisation de ce roman s’avéra être une réelle thérapie qui lui permit de passer sa convalescence dans les meilleures conditions, tout en joignant l’utile de sa période de convalescence, à l’agréable que fut pour lui la passion d’écrire un roman et de pouvoir réaliser enfin son rêve.

Il faut signaler également que les faits du roman se déroulent dans le quartier Marchane, quartier qui a vu la naissance de l’auteur et qui se caractérisait autrefois, par une multi-confessionnalité. En effet, musulmans, chrétiens et juifs, s’y côtoyaient en bon voisinage, après que ces derniers aient quitté la cité portugaise appelée aussi Mellah, et s’être installé dans ce quartier si paisible.

A cette époque, le Maroc fraîchement indépendant, passait par une période charnière, mais qui n’empêchait nullement les habitants d’avoir une vie heureuse et de cohabiter paisiblement. Et un jour, le corps démembré d’une adolescente juive a été retrouvé. Crime crapuleux ? Agression sexuelle suivie d’homicide ? La main du Mossad qui voulait terroriser les juifs pour les acculer à rejoindre Israël ? … Le procureur menant l’enquête conclut à un attentat terroriste, puisqu’en cette période se déroulait une opération d’exode collectif de juifs vers la Palestine. L’enquête qui s’ensuivit, conduite par un trio de gendarmes, entraîne le lecteur à travers les sites emblématiques de la ville, dont certains ont disparu, et lui fait rencontrer des personnages, souvent hauts en couleurs, qui ont existé ou qui existent encore. Et ce qui donne à l’histoire la caractéristique d’un roman policier, c’est l’énigme qui emporte le lecteur dans un véritable suspense, enrichi par des intrigues que la dextérité de l’auteur rend si passionnante. Un roman au style simple, du fait que l’histoire fait intervenir, parmi les personnages, des adolescents qui pensent et s’expriment simplement. Il fallait donc rechercher des expressions assez simplistes parfois, pour respecter l’harmonie de la narration, ce qui n’est pas toujours aisé pour un auteur chevronné dont la passion est la recherche d’expression raffinées.

Afin d’avoir un avant-gout du style utilisé par l’auteur dans la narration, un passage relatant un dialogue qui confronte Larry (ou Larbi, c’est selon) un jeune délinquant roux kidnappé par son père en Irlande et abandonné au quartier Lalla Zahra, polyglotte, d’un côté, et de l’autre une bande de jeunes mélangée, conduite par un jeune colosse atteint d’une maladie qui rend insensible à la douleur. Cette bande n’a pas apprécié l’intrusion de Larry parmi eux.

Taliani, silencieux jusque-là, s’était avancé vers Larry et lui avait murmuré à l’oreille, sa question n’ayant pas à être entendue par les autres :

– Qui est de là -bas, ton père ou ta mère ?

– Ma mère, lui chuchota aussi Larry. Elle   est irlandaise.

– La mienne est italienne.

– Et tu parles italien, demanda alors Larry, plus intéressé ?

– Bien sûr, s’étonna Taliani.

– Avec toi, on deviendra très amis, mais alors, très amis ! lui dit le roux en l’enlaçant. A condition que tu m’apprennes l’italien ! Déjà que j’ai du mal à donner des cours de coran, regretta le l’Italie marocain.

– A qui tu apprends le coran, s’inquiéta Larry ?

– Au grand type derrière toi.

– Larry jeta un œil derrière et vit le colosse Mayer se diriger vers Taliani :

– Si ça t’ennuie vraiment, je demanderai à quelqu’un d’autre, le rassura-t-il.

-Tu es juif, toi, intervint Larry.

– Et alors, ça te gène ?

– Et bien répondit Larry, nullement impressionné, voilà ce qu’on va faire : je t’apprends ce que je connais du coran, et en échange, tu m’apprends l’hébreu !

– Alléluia, crièrent, alors, à l’unisson Rougeole et connais-tu. »

 

Notre auteur, qui a bien voulu nous livrer les secrets et les raisons qui l’ont emmené à écrire ce roman plein d’intrigues, et à partager avec nous ses émotions quant aux souvenirs de cette époque, nous a bien donné un avant-goût de ses talents d’écrivain et nous laisse, avec cette belle prestation, sur notre faim, en attendant, dans un futur proche, un autre ouvrage, non moins intrigant.

Une bibliographie succincte de l’auteur : Après avoir terminé son 2ème cycle au lycée Ibn Khaldoun à El-Jadida, couronné par un baccalauréat obtenu avec brio, Abderrahman Wadjinny fit des études de Droit à la Faculté de Droit et des Sciences Humaines – Université Hassan II de Casablanca, où il obtint un Master. Son ambition grandissante l’a conduit à poursuivre ses études pour l’obtention d’un diplôme en gestion à l’ISCAE de Casablanca. Fort de ses prestigieux diplômes, il a pu se perfectionner et acquérir une expérience dans plusieurs domaines, d’abord en tant que juriste, puis en tant qu’assureur, et enfin en tant que Rédacteur en Chef du Journal du Consommateur.

 

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