jdi.cité62

Par: M’hamed Beddari

Très souvent, les hommes politiques, ont cherché à justifier leur poids politique, en ayant recours au passé. Ils ont pris l’habitude de puiser dans l’Histoire, aidés en cela par certains Historiens : les sources de légitimation de leurs visées politiques actuelles.

Par leur recherche à dessein idéologique, ils ont surtout, mis l’accent, sur l’influence du passé sur le présent, poussant, pas mal de personnes, à croire, en une relation mécanique, qui lie le premier au second. Or, et comme l’avait affirmé, l’une des grandes figures de l’école des annales, Lucien Fevbre, dès le début du 20ème siècle, le présent à son tour, explique le passé.

Cette affirmation, critiquait la conception des Historiens positivistes, qui considéraient que l’Histoire est immuable, toujours en attente d’être visitée par l’Historien, qui n’a qu’à suivre le chemin tout tracé par eux, en s’appuyant sur la critique externe et interne des documents, qui les guideraient à trouver le trésor, un peu à l’image, d’un ouvrier des mines qui n’a qu’à creuser le gisement pour en extraire le minerai.

En empruntant cette méthode, les positivistes prétendaient élever l’Histoire au rang de science, semblable aux sciences exactes.

Pour eux, l’Histoire existe préalablement, indépendamment de la personne de l’Historien. Chose que l’école des Annales avait infirmé, en démontrant que l’Histoire est inséparable de l’Historien, de sa vie actuelle, de son vécu, et de ses préoccupations. Pour cette école, si les recherches historiques actuelles s’orientent, par exemple, vers l’étude des états des prisons au 16ème siècle, c’est parce-que, les droits de l’homme constituent, actuellement, un sujet majeur, incarné par l’intérêt grandissant des ONG, tels que les observatoires des prisons qui apparaissent un peu partout.

Autre exemple, l’importance qu’occupe actuellement certains concepts, tels que, la gouvernance, qui nous poussent à questionner l’Histoire là-dessus, et c’est pour cela, que certaines recherches historiques s’orientent vers l’Histoire de quelques fonctions politiques et économiques. Avec l’évolution perpétuelle de la vie, les générations futures auront certainement, d’autres sujets de préoccupations, donc, d’autres questions à poser à l’Histoire.
Ainsi, l’Histoire n’est jamais écrite définitivement, elle se renouvelle, avec l’évolution de la vie. Le changement perpétuel de la vie et la diversité des réalités qui en résulte, et par voie de conséquence, l’intérêt des Historiens, conduisent à leur tour à l’élargissement du concept de document, il devient, tout ce qui porte les traces de l’homme, et non pas, uniquement le document écrit, comme l’avait institué l’école positiviste au 19ème siècle.

 

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