Par: Alain Degans    degans2

Abdelhak Najib, toujours volubile, toujours égal à lui-même, était venu présenté son dernier ouvrage et premier recueil de poésies publié : « le pays où les pierres parlent ».
 
La « Librairie de Paris » était l’hôte d’un soir, accueillant un public particulièrement nombreux, ce qui permit à Damien Heurtebise, le directeur de l’Institut français, de célébrer la fructueuse collaboration et l’amitié qui lient les deux entités.
 
Najib n’est certes pas un inconnu : journaliste, animateur TV, critique d’art, mais aussi romancier, il avait participé, au moins à deux reprises, à des rencontres littéraires de l’Institut. Et si, en présentateur méthodique, Saïd Loukili indiqua le cheminement littéraire et artistique de l’auteur « là où on ne l’attend pas », s’il lui est apparu, en deux années, comme ayant bien changé, il y a un domaine où Abdelhak n’a pas perdu de sa superbe : sa volubilité, celle qui, un certain 04 février 2016, nous fit un moment redouter la « noyade » d’un certain Saïd Loukili qui dut user de toute son expérience de débatteur pour contenir le flot de paroles et asséner quelques « banderillas » au « toro fou ».

Manifestement, l’auteur a ses fans à El Jadida et celui-ci avoue son plaisir non dissimulé de se trouver, une nouvelle fois à El Jadida. Son public, d’ailleurs, boit littéralement ses paroles où il est question de temporalité pour ces êtres humains « accident de la vie ». Là où l’on devrait parler selon son cœur pour dire l’amour, le désir, le voyage, le rêve, la mémoire ou l’origine, on s’enferme dans un univers matérialiste où tout n’est que technologie et artifice. « Nous allons droit dans le mur » et l’auteur du « Pays où les pierres parlent » émet un diagnostic : « l’avenir de l’homme me fait peur ». Peur de ne pas laisser de trace : la poésie est pour dire « ce que je suis ».
Une originalité pour le Maroc a consisté à un travail du poète avec le peintre, en l’occurrence El Houssaïne Mimouni. Il ne s’agit pas pour le poète d’illustrer par ces écrits, les tableaux du peintre, ni l’inverse, mais de créer une rencontre pour combler ce désir d’aller vers les autres.
Le dialogue entre nos deux protagonistes tourna sur le temps suspendu, mémoire/souvenir, le temps/l’instant, les instants éternels, le sentiment tragique de la vie. Une foi en l’humain assorti d’une lucidité sur la réalité des choses… «Le pays où les pierres parlent »…

Le recueil est disponible à 
la Librairie de Paris
Avenue des FAR
Prix : 60 dirhams

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