Le Moussem de Moulay Abdellah Amghar, en voie d’être reconnu, patrimoine humanitaire par l’ICESCO et patrimoine immatériel par l’UNESCO

Le Moussem de Moulay Abdellah Amghar aura lieu cette année, du 05 au 12 août. La présente année connaitra deux faits marquants : une reconnaissance de ce Moussem en tant que patrimoine humanitaire par l’ICESCO (Organisation du Monde Islamique pour l’Education, la Science et la Culture ; et la visite d’une commission de l’UNESCO pour l’établissement d’un rapport détaillé sur le Moussem, dans le but de sa reconnaissance en tant que patrimoine immatériel universel. Car ce que l’on entend par  patrimoine culturel  a changé de manière considérable au cours des dernières décennies, en partie du fait des instruments élaborés par l’UNESCO. Le patrimoine culturel ne s’arrête plus aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel.

A côté de ces deux faits marquants, le Moussem aura deux « arènes » pour la Tbaourida (fantasia) cette année. Le nombre élevé des « Sorbas » (près de 125) l’exige de manière impérative. Autrement, il va falloir procéder par élimination des petites sorbas (moins de 15 cavaliers).

Par ailleurs, le Moussem a  failli être annulé cette année. Non  à cause du Covid, mais à cause du prix du Baroud (nécessaire aux cavaliers),  qui est passé de 140 DH à 290 DH le kg et celui de l’alimentation des chevaux. Tous deux offerts  par les organisateurs aux cavaliers.

Mais ce qui risque de poser problèmes cette année comme lors des précédentes, ce sont ces « petits détails » auxquels on semble peu prêter attention : un nombre suffisant de toilettes (propres) ;  des places de parking en nombre suffisant ; une tribune d’honneur du « Mehrek » gérée avec rigueur et loin de tout clientélisme ; des bacs de poubelles en nombre suffisant… et pourquoi pas, l’électrification du « Mehrek » (arène pour fantasia)  de façon à faire durer le plaisir et faire profiter les spectateurs de ce spectacle, loin de la canicule…Bref, de petits détails qui peuvent vous faire aimer ou haïr  ce Moussem.

El Jadida Scoop

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