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 Né à El Jadida en 1960, où il passa son enfance. Bruno Catalano est issu  d’une famille originaire de Sicile mais  installée au Maroc pendant plusieurs décennies.

Il fut contraint à l’exil avec sa famille en 1975, et quitta le Maroc pour s’installer à Marseille.

Débarqué dans une ville inconnue avec l’espoir d’y trouver des conditions meilleures, il garde en mémoire la douleur du déracinement et cette terrible sensation d’avoir été arraché à sa vie paisible.

Il s’essaya à plusieurs métiers depuis son jeune âge. Devenu marin à l’âge de 18 ans, puis électricien, il s’initia à la Sculpture en 1981, à Marseille où il entama une formation de deux ans en modelage et dessin, suite à laquelle il ouvrit son propre atelier en 1985 où il aménage un four pour réaliser sa première sculpture d’argile.

Il découvrit l’art de la sculpture de bronze à l’âge de 30 ans, à travers des artistes tels que Rodin, Giacometti ou César, et décida d’y consacrer tout son temps et son énergie.

Il fut ainsi remarqué pour la première fois en 1990 dans un Salon d’Art Contemporain par un galeriste parisien. Ce qui le conduisit à développer son art pour évoluer de la sculpture d’argile vers celle du bronze.

Plus tard, Catalano se perfectionna et commença à réaliser de grandes sculptures en bronze, de plus en plus importantes, en développant de mieux en mieux ses prouesses techniques. Ses premières œuvres étaient compactes et conventionnelles.

Puis il donna libre cours à son imagination et ses œuvres devinrent de plus en plus expressives.

En 2004 une faille involontairement survenue dans l’un de ses personnages — une représentation de Cyrano — lui donna l’idée de la creuser et d’en évider la poitrine. Une nouvelle manière de sculpter s’ensuivit. Il réalisa une exposition à Marseille en septembre 2013, à l’occasion de la manifestation « Marseille Capitale européenne de la culture » avec dix sculptures, grandeur nature exposées au  port de la ville.

Ce fut  le déclanchement d’une grande carrière pour Bruno Catalano.

A travers ses sculptures, il conte l’histoire de tous ces migrants qui débarquent une valise à la main, sur les quais de la Joliette, forcés à l’exil, en quête d’une vie meilleure.

Leurs silhouettes évidées, révélant l’horizon et la mer, expriment le déchirement et les tourments vécus par ces hommes et ces femmes, tout en révélant la part de rêve qui persiste en eux.

Les œuvres de Bruno Catalano font aujourd’hui régulièrement l’objet d’expositions dans le monde entier. Ses réalisations sont représentées par les Galeries Bartoux à Paris, New York, Singapour, Cannes, ainsi qu’à la Galerie Médicis à Paris.

Encore un originaire d’El Jadida, qui s’est fait une place dans la cour des grands, grâce à sa persévérance. Bravo l’Artiste.

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