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ELJADIDASCOOP

De prime abord, rappelons que le public jdidi n’a pas déserté le stade Al Abdi  du jour au lendemain. La chose a pris du temps, beaucoup de temps, presque deux décennies (années 80-90), sans que rien n’y soit concrètement  fait pour parer au ras-le-bol qui allait crescendo,  au fil des matchs et des années.

Une ère ou  un public épris de son équipe fanion,  a du supporter : bousculades à l’entrée du stade ; coups de matraques des agents de police et autres agents auxiliaires ; absence de toilettes décentes et/ou en nombre suffisant, inexistence d’un parking …au point  d’en amener certain fans, à dégoûter, ne serait-ce que d’entende parler  du stade Al Abdi.

Et avec  le début  de la retransmission des matchs à la télé, une grande partie parmi ce public frustré et traité sans  égard, des années durant, s’est mise à suivre les matchs aux cafés ou chez soi. Un « boycott » du à la lassitude et à la réalité amère, à laquelle ils avaient à faire face, chaque  dimanche que le DHJ jouait à domicile.

Une mutation peu remarquée par les non avertis. Et pour cause… un public à majorité de mineurs en rempli vite les places laissées vacantes.

Il a fallu pour s’en rendre compte, les incidents de Casablanca, et l’interdiction d’accès aux stades à tous  les mineurs non accompagnés, pour que l’on finisse, Enfin, par remarquer,  l’ampleur du désastre, car s’en est vraiment un aujourd’hui : Un Botola Pro qui se joue chaque dimanche devant à peine, quelques dizaines ou centaines de spectateurs !!!

Et quand Mouâd Jamiî appelle donc, au retour du public , croyant qu’il faut juste dhj-kac1claquer des doigt pour que cela se fasse, c’est parcequ’il n’a jamais fait la queue dans des conditions atroces et des heures durant, qu’il pleuve ou qu’il vente,  pour pouvoir accéder au stade ; il ne s’est jamais fait matraqué par un policier zélé devant son enfant en pleur ; il n’a pas été obligé de sortir son zizi devant des dizaines d’hommes, au coude à coude, pour faire pipi contre un mur, avec une simple rigole au bas, pour évacuer  ce ruisseau de pisse… et on vous épargne l’odeur suffocante de ces lieux, appelés : WC du stade ; il n’a jamais été obligé de chercher une place pour stationner sa voiture  à l’extérieur du stade, et pour cause, ce stade d’une capacité de 23.000 places aujourd’hui, est sans parking en bonne et du forme. L’ancien (laissé par les colons), a été transformé en terrain annexe…

dhj-cra1Et c’est pour ces raisons  et bien d’autres encore, que le retour du public risque de prendre  plus de temps qu’il n’en a pris pour le déserter… à moins  que ce ne soit un Adieu sans retour. Parsqu’il  ne s’agit nullement  ici, d’une décision prise sur un coup de tête. C’est un mal profond. Une pathologie qui a ravagé le football marocain tout entier…Car ce qui est vrai pour le stade Al Abdi est vrai aussi pour  tous les stades du royaume.

Alors arrêtons de prendre ce problème à la légère et que les responsables s’assoient autour d’une  table pour en trouver les solutions, et elles en existent….à commencer par un bon accueil aux portes  et une organisation irréprochables…loin des matraques et  des coups de pieds des agents auxiliaires et de  police…. Le foot est une fête, pas une guerre.

http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/02/gouverneur5.jpg?fit=1024%2C1024http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/02/gouverneur5.jpg?resize=150%2C150adminsArrêt Sur ImageELJADIDASCOOP De prime abord, rappelons que le public jdidi n’a pas déserté le stade Al Abdi  du jour au lendemain. La chose a pris du temps, beaucoup de temps, presque deux décennies (années 80-90), sans que rien n’y soit concrètement  fait pour parer au ras-le-bol qui allait crescendo,  au fil...Source de L'information Fiable

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