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Le festival de la « fraternité Africaine des talents  » (nom donné à tort) a finalement eu lieu.

Tel fut le rêve, le souhait et le souci majeur de son président Laurent Guinard.

Un festival avec moins d’Africains que les quelques vendeurs à la sauvette qu’on rencontre sur le bd Mohamed VI.en l’absence des officiels de la ville et de la présidente d’honneur du festival Mme la députée Imane  Benrbiaa ( cheval de bataille de Laurent Guinard dans son périple) et avec un défilé boiteux qui n’a rien d’un carnaval .

Faire un festival pour le faire. Sûrement pas pour la ville comme il le prétendait, ni pour la culture,ou pour célébrer quoi que ce soit , mais juste pour s’afficher sur les réseaux sociaux, avec des images souvent loin des réalités. Pour essayer de gagner un public de jeunes, et se faire la réputation de quelqu’un capable de créer des événements, dans un but personnel celui de faire briller son image trop ternie …et essayer comme il le pouvait de gêner les autres manifestations artistiques dans la ville d’El Jadida.

 

Une semaine avant la date prévue les doutes subsistaient encore quant à la tenue de ce festival, pour cause de refus des autorités de délivrer les autorisations nécessaires. En réalité c’est le dossier administratif déposé auprès des services concernés qui était mal monté , mal parti depuis le début, par manque de professionnalisme.

Le fait est que ,Laurent Guinard qui n’avait rien compris attendait un écrit qui n’était pas nécessaire puisque les autorités avaient été avisées par lui même de la tenue de festival, et cela suffisait .

Alors Induit en erreur , Laurent Guinard n’avait pas arrêté une seconde d’accuser tous les responsables de vouloir lui mettre les bâtons dans les roues pour l’empêcher de faire son festival. Les incriminant à toutes les occasions, et allant jusqu’à les traiter de tous les noms…parfois en public.

 

Laurent Guinard qui est en même temps un homme d’affaires, agent immobilier, un battant peut être quand il s’agit de négocier ou de vendre,  » une grande gueule  » comme il s’est qualifié lui même ,mais sans grande connaissance des rouages administratifs ,encore moins de la loi sans respect pour ses interlocuteurs lorsqu’ils ne présentent aucun intérêt pour lui, et surtout quand ils ne sont pas d’accord avec ses idées .

 

Sans expérience dans ce qui touche à l’événementiel, et à la communication, accusant du coup tous les journalistes locaux de vendus, citant ainsi quelques noms en public…

 

Pourtant, organiser un festival est une véritable gageure qui nécessite l’implication de spécialistes ayant à leur actif plusieurs références et des  dizaines de projets réalisés.

 

Organiser un carnaval est encore plus difficile lorsqu’il s’agit de faire défiler plus de 2000 artistes ,danseurs ,et élèves , sachant que cela demande des heures et des heures de travail, de simulations , et de longues séances de répétitions durant des mois, pour parvenir à une réalisation parfaite.

 

Cela demande aussi de faire appel à un réalisateur , un chorégraphe , créer des ateliers avec des artisans, des costumiers et des créateurs à la disposition d’artistes talentueux, en plus d’un travail de synchronisation sur le terrain entre les membres de chaque groupe de danseurs et de musiciens pour réussir un spectacle qui défile.

 

Une proposition a été faite au « fous d’Art group » en tant qu’association de peintres plasticiens pour participer au festival et au concours. Ces derniers avaient accepté sous des conditions que Laurent Guinard s’était empressé d’accepter

 

1/ d’abord ne pas concourir en ce qui concerne les artistes « Fous d’Art Group »

 

2/ gérer le côté Art plastique de tout le festival en s’accaparant  pour cet effet tout l’espace de la cité portugaise, et en y décidant de tout.

 

3/ l’accord de Laurent Guinard de prendre les « fous d’Art Group » comme coorganisateur, et Driss Tahi comme directeur de communication.

 

Fort heureusement ce côté Art plastique a été incontestablement une grande réussite qui avait à coup sûr sauvé l’image de la ville à travers plus de 120 peintres amis des « fous d’Art Group  » qui avaient participé à l’événement. Les témoignages à cet effet sont aujourd’hui assez éloquents, et les messages de remerciements adressés à  » fous d’Art  Group » de la part d’un grand public et des Artistes eux-mêmes, ne cessent de parvenir.

 

Il est aussi à noter que presque tous les frais engagés au sein de la cité portugaise avaient été supportés par « les Fous d’Art Group » et quelques amis.

 

Quant à la communication, Laurent Guinard monopolisait tout l’espace, (il fallait vraiment batailler et jouer des coudes pour lui ravir quelques initiatives) que ça soit au niveau des préparatifs avec les participants ,ou lorsqu’il s’adressait à une administration avec son air hautain et arrogant ,refusant d’utiliser les formules de politesse usuelles. Ou en s’adressant à un fonctionnaire en utilisant un vocabulaire, pour le moins qu’on puisse dire insolent. Ceci  a suscité des réactions hostiles de toutes parts, entrainant des effets négatifs sur le cours des choses, ce qui a aussi occasionné un grand nombre de rétractations et de désistements de la part de plusieurs invités et participants, et de là même, quelques ambassadeurs qui avaient pourtant promis de venir ,sans oublier l’absence qui en est résultée d’officiels à la cérémonie au musée de la mémoire ,surtout Monsieur le gouverneur de la ville le président du conseil régional , le president du conseil municipal et Imane Benrbiaa la députée pourtant Présidente d’honneur du Festival.

 

Les sorties de Laurent Guinard et ses prises de décisions à la hâte ,parfois sur un coup de tête, ou par ignorance des procédures administratives , avaient des répercussions parfois très graves comme le fait d’utiliser le logo de certaines administrations sans leur consentement préalable  ( faits passibles de poursuites judiciaires, qui aurait pu lui coûter cher ,n’eut été l’indulgence de certains fonctionnaires de l’administration ; fait que Laurent guinard avait interprété comme d’habitude à sa façon ..,) .

 

En somme , une conduite d’amateur  , en plus d’un ego surdimensionné , ce qui a sans aucun doute privé la direction du festival de l’appui de certaines personnalités expérimentées ,et de leurs conseils enrichissants , et ce qui a aussi causé une perte de temps ,et retardé de plusieurs semaines les réunions entre les organisateurs et les autorités.

 

Mais ce qui illustre le plus le cas Laurent Guinard , c’est son comportement offensant et blessant envers beaucoup de gens , comme le fait de refuser que les présentations sur les scènes au parc Mohamed V, et au musée de la mémoire se fassent en arabe pourtant langue officielle ,et la plus parlée au Maroc. C’est lui même qui a joué le présentateur, devant un public composé de 90% de marocains arabophones, dont la plupart ne savait pas ce qu’il racontait. Et ce, sans permettre à quelqu’un d’autre, une possibilité pour la traduction. Sans oublier son refus de laisser diffuser l’hymne national du Maroc à l’ouverture de la cérémonie de remise des trophées comme le lui avait demandé le représentant des  membres « Fous d’Art Group » lors du déjeuner offert en l’honneur des ambassadeurs et d’autres  personnalités.

 

Laurent Guinard a jugé cela tout simplement superflu, malgré l’insistance de plusieurs personnes présentes dont le chef d’orchestre.

 

A signaler qu’au niveau de la direction et à quelques jours du festival, il n’y avait aucun plan financier établi. Aucune stratégie qui pouvait permettre de progresser comme il fallait dans les préparatifs.

 

les responsables des « Fous d’art Group » se sentant engagés surtout moralement auprès des artistes invités ,et dans l’esprit de ne pas laisser le côté Arts plastic et la cité portugaise entre des mains je-m’en-foutistes et inexpérimentées , dépensaient résolument de leurs poches pour les frais de déplacements de tous les jours à El Jadida , à Casablanca et à maintes reprises à Rabat, et après pour d’autres dépenses, comme les frais de séjour et de transport des cavaliers participant au carnaval et leurs chevaux. Mais aussi pour les achats de dizaines de drapeaux marocains pour les élèves du défilé,  la restauration et une grande partie des nuitées pour les invités peintres venant d’autres villes à la cité portugaise.

 

Par ailleurs aucune liste claire des participants locaux ou étrangers. Aucun recensement exact par nationalité n’avait été fait. Aucun des éléments constructifs nécessaires pour mettre sur pieds un festival,  voire aucune visibilité… rien que des chiffres sans fondement lancés en l’air pour épater les gens, et pour gêner, disait-il, les responsables.

 

Pas d’organigramme non plus désignant la composition du bureau. A cet effet , il a fallu que les membres des « fous d’Art Group » fassent pression sur Laurent Guinard comme condition de leur participation pour qu’il accepte d’établir cet organigramme , qui s’était avéré en fin de compte fictif. Des noms de personnes qui ne faisaient rien ou tout simplement n’existaient pas, y figuraient, comme le dénommé belkhayat que personne n’avait vu auparavant ou durant les deux mois qui avaient précédé l’ouverture du festival ; ni les participants , ni les autorités ne l’avaient rencontré ou connu ,et qui a atterri à la dernière minute pour remettre les trophées aux invités nominés , alors que des personnalités Jdidies, universitaires , Artistes ou anciens sportifs auraient pu le faire.  Un geste bizarre et contradictoire pour quelqu’un comme Laurent Guinard qui prétendait à cor et à cri, œuvrer pour « mettre El Jadida en avant »,  quelqu’un qui se disait amoureux de la ville… En plus du fait tout autant bizarre, qu’aucun français résidant à El Jadida, n’était convié au festival, ou peut être, n’avait accepté d’y participer.

 

Le refus de prendre contact avec des personnes spécialisées, qui aurait pu jouer un rôle important de par leur expérience dans les étapes cruciales de la tenue du festival et surtout au niveau du défilé, comme le directeur du conservatoire, ou certaines associations figurant même sur la liste des participants.

 

Autant de facteurs que Laurent Guinard considérait comme sans grande importance et tenait à tout faire seul , quitte à le faire n’importe comment, en répétant sans cesse que les autres ne savaient rien, et en les traitant de tous les noms.

 

Au départ deux supports devaient composer l’ossature de ce festival, il s’agissait de faire concourir des musiciens et des chanteurs sur une scène qui devait être plantée dans le parc Mohamed V, bordée de stands pour l’exposition d’objets de l’artisanat Africain et Marocain ,et d’un coté des peintres plasticiens travaillant un peu partout au Mellah et dans des stands au même parc pour des récompenses aux premiers lauréats allant jusqu’à 6000 dhs.

 

Ceci a été fait sans aucune véritable vision artistique définissant au préalable les critères de participations  le genre de musique, l’étude et la traduction des textes et des paroles, mais dans l’anarchie totale. Et ce,  dans l’unique but d’attirer un grand nombre de jeunes participants et du public, autour de la scène, pour démontrer disait-il, qu’il était capable de réaliser avec peu de moyens, les mêmes résultats que ceux obtenus au festival Jawhara.

 

Le résultat fut plus que scandaleux à cause du mécontentement de plusieurs participants qui accusent aujourd’hui le jury et Laurent Guinard de fraude dans l’étape des sélections ,dans le but de favoriser certaines parties.

 

Quant aux stands prévus pour l’exposition d’objets d’art Africain, là c’est le grand fiasco, le vide total, dix stands multicolores  qui avaient servi à part un ou deux , plutôt comme abri contre la pluie.

 

Ensuite, il était question dans le cadre du festival , de faire défiler dans un carnaval des groupes de musique, africains et marocains ,en plus des élèves de plusieurs écoles dans des déguisements folkloriques et en fanfare, sur plus d’un kilomètre, jusqu’à la cité portugaise. Mais plusieurs écoles se sont désistées et les autres qui avaient accepté de participer manquaient de matériel, d’effectif  et de déguisement convenable pour un carnaval.

 

La plupart demandaient d’être rémunérés pour couvrir leurs frais divers, d’autres venants de l’extérieur d’El Jadida exigeaient d’être pris en charge pour participer.

 

14 pays d’Afrique, et 2500 participants au carnaval, des chiffres avancés au départ par le président du Festival Laurent Guinard . Un véritable appât qui a attiré et fait marcher beaucoup de monde, et qui a encouragé au départ les « Fous d’Art Group » et leurs représentants, soucieux d’ajouter au festival une touche positive et enrichissante à plusieurs titres  ,à user de leurs connaissances pour inviter certains ambassadeurs à la fête.  Mais à la fin, on n’a pu voir défiler que quelques dizaines, dont très peu appartenant aux communautés africaines prévues. Quant au désordre qui y a régné, cela était dû au fait qu’aucune répétition n’a été faite auparavant pour essayer d’atteindre un niveau acceptable et digne,  ne serait ce que d’un de ces carnavals modestes, comme celui qui se faisait à El Jadida au temps de Mme Robert et de feu Naïm ,et dont beaucoup de Jdidis se rappellent encore.

 

Ajoutez à cela ,les trente jeunes étudiants de l’école hôtelière qui devaient assister le défilé tout au long du parcours prévu ,et qui ne se sont pas manifestés pour des raisons que seul Laurent Guinard connait .

 

Pour ce qui est du défilé lui même, il n’a pas pu atteindre la cité portugaise pour des raisons liées à la sécurité qu’il fallait étudier plutôt afin de lui consacrer l’effectif nécessaire.

 

L’entrée carnavalesque à l’intérieur du Mellah où les peintres étaient en action aurait pu ajouter plus de beauté au spectacle.

 

Un tournoi d’échecs prévu dans le programme  s’est déroulé jusqu’à la fin, sans que Laurent Guinard n’en sache le lieu ni les noms des participants.

 

Les autres représentations pour enfants n’avaient  aucune importance non plus, et du coup, il n’ya pas accordé d’importance.

 

Enfin, hormis l’exploit fantastique de plus de 120 peintres plasticiens à la cité portugaise, le reste aurait pu être réalisé et mieux, par n’importe quelle association, même débutante,   ce qui nous aurait épargné les efforts et l’énergie dépensés inutilement, et toutes les offenses et les dégâts causés à beaucoup de gens.

Driss Tahi

« On y a participé par ce qu’on y avait cru »

 

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