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Mohamed Zahidi, président du conseil provincial à G et  Abdellah Ghaitoumi, son directeur de cabinet à D (chapeau)

Par Azzedine Hnyen

Il n’est plus encore nécessaire de souligner l’importance de la communication dans le fonctionnement de la société moderne. Elle n’est plus, seulement, un moyen d’information. Mais, surtout, un moyen d’identification et de confirmation de l’identité et de sa spécificité. Elle exprime, ainsi, des choix et en fait la promotion.

La communication est là. Présente et galopante, dénichant les dossiers, les projets et dévoilant des vérités amères soient- elles. Elle suppose, également, la critique, le plus librement du monde et dénonce, enfin, tout acte, tout abus, tout dépassement et tout comportement nuisibles à la société.

Ceci, le plus subtilement et le plus finement du monde. Parce que la communication demeure, toujours, intelligente, constructive et fidèle aux principes et aux intérêts suprêmes de la Nation, du citoyen et aux aguets des ennemis de la souveraineté, de la démocratie, de l’intégrité territoriale et de la stabilité de notre pays.

Hélas, la relation qu’entretiennent les officiels avec les représentants de la presse locale et nationale nécessite une réflexion profonde. D’un côté, on clame, tout haut, l’importance de ce quatrième pouvoir et, de l’autre, on met tous les gardes- fous pour garder éloignées les plumes crédibles des activités officielles et de la chose publique. Il est même relevé que si jamais elles sont présentes, elles sont considérées des individus de troisième degré et non des faiseurs d’opinion.

L’exemple effarant nous provient du conseil provincial et les membres de son bureau, qui sont hélas en passant, des analphabètes ; quel serait ce créneau de communication qui les lierait avec leurs électeurs si ce n’est la presse ?

La nomination du directeur de son cabinet, Abdellah Rhaïtoumi un journaliste arabophone, a été vivement accueillie par ses collègues lors du mandat précédent. On avait cru qu’il allait appliquer ses revendications d’avoir accès à l’information dont il accablait les différents responsables provinciaux des services extérieurs et des présidents des collectivités territoriales. Malheureusement, il n’en fut rien. Même pas des communiqués de presse informateurs à l’encontre de ses ex- confrères. Mais, on devine que les instructions ont été claires. Mohammed Zahidi n’aime pas Les gens de la plume et à une certaine phobie de la presse. Et si tel est le cas, c’est qu’on n’a pas la conscience tranquille et qu’on a des reproches à se faire.

Le conseil provincial n’est point une propriété privée et que le président sache que ce dont il jouit en son sein, c’est grâce aux électeurs et que ce sont, avant et après tout, des deniers publics dont il profite lui et les siens. Et cet argent doit être dépensé à bon escient et non alors ftors (Ramadan) et des dîners pompeux dans des hôtels somptueux pour les très proches membres du conseil.

Bien hélas  (une 2ème fois), ce comportement négatif ne s’applique pas uniquement à notre « valeureux » conseil provincial.

A-t-on vu  un délégué d’un ministère quelconque du gouvernement marocain organiser un point de presse  ou une table ronde pour informer  les journalistes sur le programme d’actions du département qu’il gère  et sur les crédits que son ministère lui a alloués ainsi que sur le bilan des activités réalisé ?

Du jamais vu !

Cela n’empêche pas certains, d’entre eux, cependant, de recourir  à  quelques plumitifs (toujours disponibles) quand ils sont l’objet d’une critique journalistique fiable. Le plus souvent, des responsables de publications locales ne demandent pas mieux  pour des raisons cupides, on ne peut dire, malhonnêtes et honteuses. Il ne faut pas nier, aussi, que des représentants de la presse nationale sont, toujours, disponibles à de telles demandes. Se  contentant, constamment, de relater des faits divers anodins, ne méritant pas plus de deux ou trois lignes et par là nuisant à l’image de marque de la ville, ils oublient que leur mission est beaucoup plus noble que de ‘’ copier les PV de police et ceux du corps de la magistrature ». Mais il faut dire que les organes assument, dans cette attitude, une grande  responsabilité. Leurs soucis étant purement commerciaux, ils ignorent ceux du pays.

Ainsi, on ne comprend guère l’attitude de ces officiels refusant la présence de la presse et le suivi que pourraient assurer les journalistes à leurs actions. Surtout que ces responsables seront appelés à occuper leurs responsabilités ailleurs alors que le journaliste demeure sur place. Et c’est lui qui serait appelé à suivre les grands dossiers touchant la ville et la région. Je ne pourrai oublier, ici, le sage conseil de Mr Ahmed Arafa (ex- gouverneur de la province, ex- Wali et ex- Secrétaire général du ministère de l’Intérieur à l’avènement de SM Mohammed VI) d’assister aux fameux CTP (enterrés malheureusement). « Nous sommes toujours partants et ce sont vous qui êtes appelés à assurer le suivi des dossiers de la province ».

A quoi rime, donc, ce comportement qui n’a aucune raison d’être ? C’est à ne rien comprendre. Espérons qu’avec les malheureux événements que le Maroc a vécus dernièrement, les mentalités des gérants de nos collectivités territoriales et des chefs des services extérieurs changeraient pour le développement de la région et la bienséance des populations.

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