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« Suis-je rêve et réalité ?»et « Naufragé entre rêve et réalité » représentent les deux nouveaux ouvrages d’Abderrahim Moufadel, qui viennent d’enrichir la sphère littéraire. Pour certains, cette initiative des plus méritoires pourrait paraître sortir un peu de l’ordinaire, d’autant plus que ce natif d’El Jadida est surtout plus connu sous sa blouse blanche de chirurgien, ayant depuis longtemps imposé son savoir et sa notoriété dans sa ville natale que ce soit au sein de l’hôpital Mohammed V que dans son établissement privé.

Toutefois, pour Abderrahim qui a su comment concilier entre la science et la littérature, les deux pratiques ne s’opposent nullement, mais tout au contraire, ils ont tendance à se compléter, voire même à se confondre lorsqu’ils se basent sur les mêmes valeurs de l’éthique, du partage et de la libre disponibilité au service de l’autre.

L’auteur admet qu’entre la dextérité de son bistouri de chirurgien et l’écume vivifiante de sa plume d’écrivain, l’écart se réduit en une simple illusion éphémère. Selon Abderrahim Moufadel, cet homme de science qui vient de nous dévoiler l’autre face cachée où s’épanouissent dans l’intimité ses tendances littéraires, ces deux passions qui ont depuis longtemps habité son for intérieur reposent sur les mêmes valeurs universelles pour fusionner en une même et unique voie, celle de la noblesse de l’art. L’art de semer l’espoir, l’art de partager le savoir, l’art de donner vie à la vie, l’art d’être soi-même en pratique comme à travers l’écoulement fluidifié de la plume.

Quant il se raconte, on a de la peine à suivre la cadence de ses propos, tellement les mots semblent se bousculer entre ses lèvres pour se libérer en une énergie fougueuse et fortement chargée d’espoir, d’amour partagé et du meilleur regard vers l’autre.

« Soyons nous-mêmes, honnêtes et tolérants avec nous-mêmes et avec les autres, en faisant des efforts sincères de conciliation avec la maturation de notre esprit pour qu’il devienne notre guide », écrit-il dans le préambule de l’un de ses ouvrages. Selonmoufaddal-3 lui «  Ce mode de vie nous aidera à vivre main dans la main pour échanger nos opinions, être le miroir des uns et des autres sans complexité et rester humbles devant autrui et avec nous-mêmes ».

A travers ses réflexions, Abdarrahim donne aussi un sens à la liberté, sa propre liberté afin de  couper court aux interrogations de cet homme perdu au cœur d’une quête de l’appréhension de ce qu’est sa réalité « Au fond, je veux tout simplement « être » pour « être » le créateur de mon destin, selon la nature de l’âme incarnée en moi. Ennoblir mon existence et me rebeller afin d’être mon véritable « moi ». Plutôt que cette fatalité de l’oubli de soi à devenir pensée imposée, à l’homme par l’homme, dans un esprit paralysé pour vouloir recevoir une empreinte de l’existence en situation d’hétéronomie dégradante, dénaturée m’obligeant à être soumis pour traîner une existence avilissante et entourée de mépris ; c’est dire être:’’ un simple complément d’objet’’ ! »

Quel est le message dont Moufadel cherche à partager avec ses lecteurs ? La réponse à cette question nous la formulons à travers le préambule ci-après et qui résume en quelque sorte, non  pas un roman ni une histoire, mais une panoplie de réflexions qu’on vous laisse le soin de méditer les dits et les non-ditsmoufaddal-2

« Mon souhait, à travers cet ouvrage, est de mettre à jour une histoire dépourvue d’originalité, me servant moi-même d’alibi pour me donner l’image d’un guide, d’un être contextuellement particulier, pour véhiculer et schématiser une identité de ce monde d’aujourd’hui, noyé dans une amère réalité.

Si je considère que mon récit symbolise le squelette humain, ce sont bien alors les parties molles (viscères, intestins…), les organes vitaux (le cœur, cerveau, poumon…) qui l’harmonisent et lui donnent une vie pour qu’il soit utile. Car sans cela, il resterait un objet inanimé. C’est l’image même de ce qui accompagne l’ensemble des événements qui me pèse sur le cœur. Ces pensées négatives sont devenues une réalité pour mon cerveau, sans cesse en état d’ébullition, dans un pays qui est le mien et que je défends comme « la prunelle de mes yeux ».

J’ai tenté de poser des questions, de chercher des réponses dans un souci d’intégrité morale, d’honnêteté et de civisme idyllique sans dérobade, pour aiguiller ma maturité intellectuelle. Si nous atteignons ensemble notre objectif par une âme sans faille et un cœur ouvert, nous assurerions notre bonheur et jouirions largement de l’allégresse. Nous pourrions enfin sortir de l’immobilisme et de la misère publique, et ainsi nous assurer une existence harmonieuse ! Ce qui demandera une bonne dose d’audace, d’uniformité et d’humanité, n’est-ce pas ?

Avançons dans la vie par le savoir qui n’est utile que s’il est transmis. Nous devons avoir confiance en nous, afin d’affronter le monde avec conscience et efficacité dans un sens infiniment plus large.

Soyons nous-mêmes, honnêtes et tolérants avec nous-mêmes et avec les autres, en faisant des efforts sincères de conciliation avec la maturation de notre esprit pour qu’il devienne notre guide. Ce mode de vie nous aidera à vivre main dans la main pour échanger nos opinions, être le miroir des uns et des autres sans complexité et rester humbles devant autrui et avec nous-mêmes. En effet, « seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ».

Dans un pays que j’ai symbolisé par un arbre, le tronc représente l’état actuel de ses habitants, et les branches les efforts fournis pour aboutir à un fruit, et le sol sa situation géopolitique.

Le début de mon histoire paraît banal : vivaient deux familles l’une en face de l’autre, celles de Youssef et Haouz, dont les modes de vie étaient diamétralement opposés. Elles parcouraient la vie, à la recherche de leur destinée, sans perspective et sans connaître le futur qu’allait leur réserver l’existence. Elles se sont rendu compte qu’« un grain de sable fait chavirer l’allure des plus puissantes machines ».

Débarrassons-nous de nos fausses valeurs et de nos fausses idées. Armons-nous d’abondance et de gratitude. Apprenons à accepter et à aimer l’autre sans entrave.

Cela nous permettra de nous réunir sans jamais nous séparer, de rester entourés de gens ayant une place importante dans notre cœur, qui nous aiment, qui nous reçoivent, qui nous valorisent, qui nous entendent et qui nous apprennent à tirer le meilleur de nous-mêmes.

Je pars d’une simple rencontre, origine d’un viol, d’un exode forcé, de pratiques échangistes et d’une consommation de drogue, pour finir par évoquer la situation de ces jeunes indigènes qui, rêvant de rejoindre l’Europe, sont prêts à mettre leur vie en péril, malgré l’ignorance de ce que leur réserve « la terre promise ». Or, comme a dit Confucius, « quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson »

A.Chahid

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