Larbi Mouissa et la nouvelle stratégie de gestion du Football Marocain

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Par: Said El Mansour Cherkaoui

Larbi Mouissa  se distingue par une longue carrière handbalistique et footballistique entamée en 1965 et qui prit fin en 1975  avec le FUS de Rabat.

Une carrière de footballeur entre 1970 et 1975 au sein du  Maghreb de Fès  et le Wydad Athlétique Club de Casablanca en 1977.

Tout au long ce temps, Larbi Mouissa a fait grand étalage de sa classe. Un talent hors-pair qui lui a valu une place de titulaire, puis de  leader, aussi bien en équipe nationale  de Football que de Handball.

C’est cette maestria et cette aisance  dans les deux disciplines qui fit de Larbi Mouissa un très bon joueur, puis entraîneur / éducateur. Il s’est  illustré notamment aux Etatslarbi3 Unis, dans la formation des jeunes footballeurs et footballeuses.

A cette époque, Larbi Mouissa  n’arrêtait pas de répéter à qui voulait l’entendre que le Football Marocain devrait essayer de renouveler ses contingents au niveau de la formation des jeunes et non seulement se concentrer sur les Seniors.

Et l’on ne comprend toujours pas, pourquoi cet homme n’a jamais été appelé à occuper un tel poste, tout en lui octroyant  les moyens nécessaires pour faire aboutir sa stratégie de modernisation et d’innovation en ce qui concerne la formation de nouveaux talents pour le football marocain.

Le Processus du Développement de la Nouvelle Stratégie:

Larbi Mouissa préconise une approche qui procure et consolide les bases et les structures de formation, facilitant ainsi une adaptation plus adéquate et une intégration de techniques appropriées et innovatrices dans la détection, la sélection, le recrutement, la formation et la modernisation des moyens et des techniques mis  en œuvre. Ceci créera des ressources renouvelables et constantes, tant sur le plan de la qualité  technique et de la personnalité civique des joueurs que celui de l’encadrement.

Ces deux vecteurs devraient être orientés vers la création et l’application d’une stratégie régionalisée dans son application nationale, tout en ne perdant pas de vue ses  cibles de standing international, et ce, par le biais d’une consolidation des objectifs correspondants, que ce soit dans le sens du rendement, que du contrôle des étapes adjacentes et constituantes.

Cette maîtrise du processus d’intégration de la stratégie formatrice a travers une progression contrôlées, devrait permettre le rehaussement non seulement de la qualité du jeu mais aussi de faciliter le partage des compétences techniques, administratives et de gestion, de l’ensemble de la stratégie de renouvellement des capacités et l’épanouissement des potentialités foot-balistiques de notre jeunesse marocaine.

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De G à D Maâroufi, Haras et Larbi Mouissa

Les premières structures devraient comprendre aussi des centres de formation, des cellules de détection des jeunes et des  talents.  La désignation des responsabilités et la fixation des rendements attendus devraient induire, à tous les échelons de l’application de cette stratégie, une sorte d’identification des potentialités, une définition des apports et surtout l’instauration d’une communication ouverte entre toutes les instances concernées, pour faciliter un engagement mutuel et une cohésion des décisions, nécessaires au renouvellement ou à la modification des tactiques et des techniques, nécessaires à un rehaussement des performances.

Larbi Mouissa m’avait entretenu sur sa vision globale au niveau régional, tout en visant le niveau national et international, dans sa finalité et son rendement. Ceci sous entend une intégration de nouvelles techniques, à même de permettre le rehaussement de la qualité des opérations et des résultats planifiés dans ce sens, à tous les niveaux.

Les Centres de Formation des Jeunes, la pierre angulaire de la Stratégie de Développement du Football Marocain:

Larbi Mouissa favorise la mise en place de réseaux menant à la promotion d’une stratégie nationale du développement du football en tant que stratégie du centre de formation et qui s’inscrit et optimise la stratégie globale de développement du club.

Pour cet objectif, la valeur de l’apport de l’encadrement technique doit se concentrer entre autres, sur  la stimulation du mouvement du football communautaire, du travail de dépistage et de la formation des jeunes, au niveau de l’ossature d’encadrement et de recrutement d’un côté et de la mobilisation des ressources humaines pour le développement de ce sport, d’un autre.

Dans cette optique, il devint primordial de mettre en place des structures d’acceptation et de formation au niveau des écoles primaires-secondaires et qui seraient aussi d’ordre et de natures éducationnelles et formatrices. Pas   seulement en football, mais aussi en ce qui concerne la préparation de cette jeunesse pour un épanouissement professionnel. Et cela sur le plan académique aussi à travers le développement du football scolaire.

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De ce fait, un partenariat est essentiel entre les régions, les écoles, les centres de formation, les clubs amateurs et les clubs professionnels, dans le but de garantir une bonne visibilité aux meilleurs talents.

Le but premier, est qu’un équilibre soit réalisé au niveau de la définition de la carrière de jeune joueur recruté, à savoir la poursuite et la réalisation d’une harmonie efficiente et productive pour  l’investissement des jeunes, dans leur vie de footballeur et celle d’élève.

Pour cela, les motivations de ces jeunes, sont consolidées non seulement dans la pratique du foot mais aussi, dans l’intégration du foot, sur le plan social, comme  apport bénéfique à  la jeunesse et par extension, à la société marocaine dans son intégralité.    Par ce fait, une gestion de la post formation doit être adéquate et productive et donc favorisée.

En d’autre termes, l’efficacité économique et la rentabilité d’un centre de formation devient  la plaque tournante de la réussite d’une carrière sportive et aussi l’expression de la qualité du partenariat établi, entre les diverses institutions et organisations concernées par le développement du football de qualité et de haut niveau.

Deux voies parallèles et complémentaires acheminent cette stratégie vers le succès et cela sur le plan de l’efficacité économique du centre de formation qui demeure le dénominateur commun de la stratégie de développement du football national.

La première voie réside dans la gestion du centre de formation sur la base d’un objectif économique de profit et cela à travers la vente des meilleurs talents au meilleur offrant.  Et dans cette perspective, le FC Porto et l’Arsenal ont réalisé des centaines de millions d’euros en une décennie de revente de jeunes joueurs.

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Finale de la coup du Trône (MAS)

La deuxième voie est de former des jeunes de haut niveau qui apporteraient au club, l’excellence sportive, et par la même occasion des opportunités de se développer.

Cette option est le propre du FC Barcelone qui en tant que club, le plus titré en Europe, possède un effectif majeur avec un onze type composé à 80 % de joueurs issus de son propre centre de formation.

​Le point commun entre ces deux directions reste fondamentalement la formation et la gestion des jeunes formés, qui devrait occuper le devant du sport marocain en devenant la principale préoccupation des dirigeants du football national.

Pour cela, Larbi Mouissa considère le football comme un cheminement vers la résponsabilisation et l’engagement de la jeunesse vers la participation par leurs qualités sportives intrinsèques : performances de qualité (piliers du développement) et progrès de tout le Maroc.

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