amor

El Jadida Scoop

Ah L’amour ! ce sentiment si noble que Dieu nous a accordé pour nous faire découvrir la puissance de notre être ; pour tester l’intensité de nos sacrifices pour l’être aimé. Mais aussi pour nous faire sentir que le bonheur exige tant de dévouements et de fidélité.

Pour durer, il requiert bien des ménagements si délicats.

Il n’y a rien de plus frêle que cette fleur de printemps qui éclore dans nos cœurs, embaumée de l’haleine du zéphyr, et qui s’étiole et périt au contact d’un souffle trop brûlant. Mais qui conserve tout son parfum et toute sa fraîcheur quand elle est nourrie d’attentions et de délicatesse, et qu’elle est préservée des chocs des mouvements trop brusques.

Qu’en est-il de ce sentiment dans notre société ?

A la marocaine, la noblesse de ce sentiment, prend une autre qualité, embaumée de pudeur, certes, mais dénudée de son charme inné.

A la marocaine, dans le jeu de l’amour, celui qui aime le moins a toujours l’avantage… Car tenez-vous bien, les deux prétendants se livrent, certes pas ouvertement, à une bataille bien rangée.

Que dire ?

C’est dur de se concentrer sur le jeu quand tes propres coéquipiers jouent contre toi.

Quand on a l’impression que l’élu de ton cœur n’est autre que celui à qui tu es confronté, comme dans un match, où chacun essaie de gagner la partie.

A la marocaine, on ne marche pas ensemble, on marche toujours en sens inverse, comme pour aller à la rencontre de l’être aimé… sauf qu’on n’arrête pas de le rater.

A-t-on besoin de mots pour se dire qu’on s’apprécie ?

Nullement, mais à la marocaine, on n’en a même pas assez pour se dire à quel point on s’aime.

Nul n’éprouve le besoin de mettre à nu ses sentiments devant l’autre.

Les sentiments sont bien là, fous, intenses, mais restent toujours dissimulés de crainte d’écorcher la virilité, ou choquer la pudeur féminine. Si bien qu’on passe souvent à coté de notre chance.

Est-ce de la méfiance ou de la défiance, de l’orgueil ou un manque de tact ?

Serait-ce un manque de confiance en soi ?

Les choses se faisant à la marocaine, les sentiments s’effilochent, et doucement, sans le vouloir, et même sans s’en rendre compte,  on passe du cœur à la mémoire, et on n’est plus qu’un souvenir.

Et puis la jeunesse fuit, la vie tombe en ruine et  l’espérance nous abandonne. Et toujours à la marocaine, tout commence à changer. Le temps a tellement filé, qu’on n’est plus que l’ombre de soi-même.

On constate alors, déconcerté, que la routine s’est installée en apportant avec elle son lot d’indifférence.

L’eau a bien coulé sous les ponts et on se rend de plus en plus compte que nous n’avons plus le même culte pour l’amour. Cet amour qu’on a tant essayé de préserver, à la marocaine, on le voit étendre ses ailes et s’envoler vers des cieux lointains… inconnus.

Puis le cercueil de la tendresse devient l’ultime adieu de l’amour qu’on n’a pas su protéger, qu’on n’a pas su retenir tout au fond de notre cœur. On le voit s’éteindre à petit feu. Et à la marocaine, on ressent cette terrible souffrance qui le ronge, puis l’indignation qui le brise et c’est ainsi que l’indifférence s’installe finalement pour détruire tout espoir de le voir renaitre un jour.

Et à la marocaine, on baisse les bras et on se dit que tout était voué à l’échec. Car à la marocaine, on n’a jamais sa part de responsabilité, c’est l’autre qui y est, certainement, pour quelque chose.

L’amour est la chaleur inépuisable qui rajeunit les êtres, qui les fait fleurir avec grâce et les couvre d’espérance. L’amour c’est cet attrait qu’on ne peut dissocier de tout signe de perfection. L’amour bien senti suppose le goût de ce qui est beau, de ce qui est honnête, sincère et généreux.

Dans le jeu de l’amour l’homme propose et la femme dispose. Quand elle se sent aimée, la femme dégage une force de résolution, une énergie de caractère qui la pousse à des actes où s’efface la timidité, où disparaît la faiblesse de son corps, où se décuple la puissance de son esprit. Ce sentiment si noble devrait réunir et non désunir.

Pourquoi devrait-on, à la marocaine, s’évertuer à démolir ce sentiment, juste par orgueil, par manque de tact, ou par manque de communication ? Retrouvons donc notre chance et gardons encore cette flamme qui éclaire notre âme, mais surtout pas A LA MAROCAINE.

http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/04/JDI.PLAGE55.jpg?fit=1024%2C1024http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/04/JDI.PLAGE55.jpg?resize=150%2C150adminsLibre OpinionEl Jadida Scoop Ah L'amour ! ce sentiment si noble que Dieu nous a accordé pour nous faire découvrir la puissance de notre être ; pour tester l’intensité de nos sacrifices pour l’être aimé. Mais aussi pour nous faire sentir que le bonheur exige tant de dévouements et de fidélité. Pour durer, il...Source de L'information Fiable

Commentaires

commentaires