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Par: Driss Tahi

La ville de Fkih Bensalah a vécu un événement artistique exceptionnel au sein de son superbe complexe culturel , il s’agit d’un spectacle intitulé  » farhat al khawa  » une malhama à la manière de Lahcen Zinoun ,D’ailleurs il en est l’architecte , ou plutôt le chorégraphe , elle représente en quelque sorte la deuxième version de :

 » farhat Doukala  » une malhama conçue par le célèbre chorégraphe en 2013 à El Jadida, et dont le succès retentissant dépassa les frontières, puisque le spectacle effectua une grande tournée au Maroc et à l’étranger, recevant un acceuil triomphal , il avait reçu plusieurs prix , et éloges, et fit l’objet de reportages et critiques intéressants , positifs , et encourageants .

Lahcen Zinoun le vent en poupe, récidive en beauté comme toujours , mais cette fois aux pieds de l’atlas ; l’artiste chorégraphe , réalisateur de plusieurs films ; entre autres  » femme ecrite » un hommage au grand ecrivain jdidi Abdelkebir El KHATIBI , attiré par les musiques et les chants traditionnels de la région s’en trouve servi , et n’eut que l’embarras du choix, pour extraire de cet immense territoire riche en diversité la panoplie de musiciens et chanteurs qui repondaient à sa vision du projet, et à ses exigences, il se fit aider par Driss Lemrabet , un des hommes qui ont collaboré à la mise en place de  » farhat Doukala  » en 2013 ,à El Jadida, ce dernier un poète zedjal specialiste des chants et musiques traditionnels, m’a confié à la fin du spectacle :

« Un travail de longue haleine a été entrepris pour aboutir au résultat que vous avez vu, plusieurs jours de recherches à travers des patelins parfois enclavés, pour assister à des prestations de musiciens et chanteurs aux talents rares ,inconnus du public , qu’il fallait absolument convaicre et rassurer , étant donné qu’ils ont des comportements , et des habitudes différents auxquels ils s’attachent, ce qui aurait pu rendre difficile leur intégration au sein de la formation en préparation , puis vinrent ensuite les séances de casting , les répétitions , le choix des costumes, etc… ».

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Par ailleurs Lahcen Zinoun s’est livré à une autocritique que seuls certains grands artistes en sont capables , et ce à la fin du spectacle, lors d’une soirée à l’invitation du président de la municipalité de la ville de FKIH Bensalah Mohamed MOUBDII , lorsqu’il énumera devant un parterre de personnalités ; dont le professeur Moulim El Arroussi , Hamid Basket le réalisateur, et sa femme l’actrice SAIDA Baadi , des journalistes, et d’autres artistes … sans aucun complexe les points – qui d’ailleurs échappent aux spectateurs- qu’il a jugé absolument nécessaire de revoir avant les prochaines représentations ; entre autres l’éclairage à certains moments des prestations , afin d’ameliorer , et donner plus d’expression et d’éclat à certaines fresques.

Certains parmi les convives avaient donné leurs impressions sur le spectacle dans un échange amical et fructueux ; le directeur de la culture à El Jadida Abderrahmane Aress, le poète Saïd Etachfini , Le réalisateur Hamid Basket…

 

 

 » ma deuxième farhat  » avait ecrit le chorégraphe dans la plaquette de présentation du spectacle :

 » cette dernière née , se compose de la façon suivante : la aïta , Abidat Rma , et ahidous » pour la

 » pour la Aïta , je voulais donner un aspect evolutif dans le temps au premier tableau. La aïta intitulée Jaydane d’une portée musicale harmonieuse,sa longue portée très complexe techniquement , croyez moi elle n’est pas évidente à interpréter. Présentation en trois phases graduées :

_ chants d’hommes Laoutar et Taarija.

_ chants d’hommes ghaita et Tbal.

_ chants de femmes Alto et Bondir.

Cette dernière phase est accompagnée de plusieurs femmes constituée des Aouniates et Chikhates pour célébrer en choeur la dite Aïta. Chantée à l’origine par les femmes émancipée et audacieuses qui faisaient trembler le pouvoir , et qu’on a voulu taire et affaiblir en déformant leur image en femmes dėbauchées .

Fresques de femmes seules interprétant quelques chants traditionnels du terroir de Fkih Bensalah pour donner une ample respiration à ce tableau. La Aïta de Fkih Bensalah chanté par l’ensemble des artistes conclue le premier tableau ».

 

« Pour Abidat Rma , il se peut que la danse des Abidat Rma soit l’une des plus anciennes danses puisqu’i s’agit de la chasse, l’homme chassait pour se nourrir , et nourir et nourir les siens. A l’origine, les premiers hommes pour s’accompagner se contentaient de taper des pieds, des mains ,et criaient pour traquer l’animal. Cette pratique est aussi ancienne que le premier homme qui exprima ses sentiments de joie et de peur par la répétition rythmique de pas ou de gestes …

 

Sur un autre plan , tous les invités étaient frappés par les changements apparents et substantiels survenus dans la ville de Fkih Bensalah, surtout pour ceux qui n’y étaient pas venus depuis quelques années ;

Un saut ambitieux , notamment sur le plan des infrastructures culturelles et sportives

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