L’administration se démocratise pour être, enfin, au service du citoyen ?

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La fin de la semaine dernière a été marquée par un incident, qui aurait pu passer inaperçu, mais qui a tout de même suscité une tempête de réactions.

En effet, les images montrant l’agression commise par un fonctionnaire de police contre un conducteur de triporteur à Casablanca ont largement été diffusées au point d’enflammer la toile.

Ce fait divers insignifiant, a néanmoins, pris des proportions inversement proportionnelles à l’importance de l’incident.

On a rarement vu un tel engouement pour un incident aussi banal, mais qui a, somme toute, mis en cause un officier principal, exerçant à la préfecture de police de Casablanca.

Tout a commencé quand l’officier en question a arrêté un conducteur de triporteur pour un délit insignifiant, suite auquel le fauteur a été malmené sans égards.

L’affaire étant arrivé aux hautes instances de la police, l’officier en question, a été suspendu de ses fonctions et déféré devant le conseil disciplinaire pour violation du code déontologique des fonctionnaires de la sûreté nationale, et pour manquement au devoir de réserve pour avoir exposé un citoyen à une agression verbale et physique.

L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Et, chose totalement inattendue de la part du grand patron de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), M. Abdellatif Hammouchi, en homme respectueux des valeurs humaines et accomplissant son devoir de haut responsable, a eu la noblesse de rendre, à ce simple citoyen, sa dignité en le recevant pour lui présenter des excuses au nom de la DGSN.

Cette réaction,  constitue une première dans les annales de la sureté nationale, et a été accueillie par les citoyens comme un geste de grandeur. Un geste qui restera gravé dans la mémoire des citoyens. Mais aussi et surtout, dans les annales de toutes les administrations du Royaume.

Peut-on conclure que cette belle action qui, s’ancre pleinement dans la politique de proximité entreprise par les institutions marocaines, marque le début d’une nouvelle ère de démocratie ?

Une ère qui met effectivement l’administration au service du citoyen, dans le respect total de ses droits.

Devant une si belle action, on ne peut qu’être optimiste et espérer que les changements auxquels les citoyens aspirent sont engagés. Et surtout, que ce n’est pas là, que  le souffle d’un vent ramadanesque qui passe, tout en répandant ses effets de piété, de dévotion et de bienfaisance.

Par: Khadija Choukaili

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