La région de Doukkala Abda, Un milieu favorable aux investissements

h18 Le raisin

Par: Rkia Ouardi (Technicienne)

La région de Doukkala- Abda couvre une superficie de 13 258 km². Soit 1,86% de la superficie totale du Royaume. Elle est répartie entre les quatre provinces de la région qui sont Safi, El Jadida, Sidi Bennour et Youssoufia. L’encadrement territorial de la région est assuré par une armature administrative se composant de dix communes urbaines et soixante-dix-sept (77) communes rurales regroupées au sein de neuf cercles.

L’agriculture et ses dérivés occupent la majeure partie de l’activité économique de la région et présente des potentialités naturelles et humaines importantes. La région fournit ainsi 37% de la production nationale en sucre betterave et 24% de la production laitière nationale.

Sur le plan végétal, les céréales occupent une importante superficie cultivée dans la région sans pour autant afficher des niveaux de rendement et de rentabilité acceptables. De plus, cette filière crée  peu d’emplois dans les exploitations agricoles de la région. En revanche la région comprend des superficies agricoles dédiées à des cultures à plus haute valeur ajoutée et créatrices davantage d’emploi.

Sur le plan de la production animale, la filière laitière représente le plus grand consommateur d’emplois dans les exploitations agricoles et le deuxième contributeur au chiffre d’affaires et à la création de la valeur ajoutée dans le secteur de production animale dans la région.

La production de viande bovine, ovine et caprine représente le premier contributeur au chiffre d’affaires et à la valeur ajoutée du secteur bien que consommant une proportion inférieure d’emploi.

LES AMBITIONS DU PLAN MAROC VERT DANS LA RÉGION

La déclinaison du Plan Maroc Vert (PMV) en Plan Agricole Régional (PAR) de Doukkala-Abda a pris en considération les objectifs du PMV, les réalisations actuelles en matière de productions agricoles, de la valeur ajoutée, des emplois créés par l’activité agricole dans la Région, les gaps en termes de gain de productivité, les possibilités de commercialisation de la production sur le marché local et à l’export, les conditions du milieu, notamment, les ressources en eau qui sont en régression continue, le climat et les sols et les contrats programmes déjà signés entre l’Etat et l’interprofession.

Ainsi, les filières des productions végétales retenues dans le Plan Agricole Régional sont les céréales d’automne, les légumineuses alimentaires, les semences sélectionnées, les cultures maraîchères de primeurs, les cultures maraîchères de saison,  la betterave à sucre, les raisins de table, l’arboriculture fruitière (olivier, figuier, cactus, câprier, arganier) et le cumin.

Pour la production animale, les filières retenues sont le lait, les viandes rouges bovines, les viandes rouges ovines et caprines, les viandes de volailles et l’apiculture.

Les objectifs globaux escomptés du Plan Agricole Régional portent sur l’augmentation des niveaux de production des différentes filières sus citées, l’amélioration de la qualité et des conditions de commercialisation de la production, l’amélioration des niveaux de valorisation de l’eau d’irrigation, la création de l’emploi et l’amélioration des revenus de la population rurale.

Pour réaliser ces objectifs au terme du  Plan Agricole Régional, 96 projets potentiels sont identifiés et évalués dont 83 projets potentiels ‘’type Pilier I’’ et 13 projets potentiels ‘’type pilier II’’.

Les projets potentiels ‘’type pilier I’’ concernent, essentiellement, l’intensification de la production des céréales, la production de semences sélectionnées, la betterave à sucre, le maraîchage, les raisins de table en irrigué pour la production végétale ainsi que l’intensification de la production laitière, de la viande rouge bovine, la production de la viande de volaille et le miel pour la production animale.

Pour les projets potentiels ‘’type pilier II’’, sont proposés l’intensification du vignoble Doukkali, la reconversion d’une partie de la superficie des céréales au niveau des zones marginales en arboriculture fruitière, notamment, l’olivier, le câprier, le figuier et le cactus pour la production végétale. Pour la production animale, il s’agit, essentiellement, de l’intensification de la production des viandes ovines et caprines, l’apiculture et l’élevage de volaille « beldi ».

LES INVESTISSEMENTS PREVISIONNELS

Les projets potentiels proposés, dans le cadre du Plan Agricole Régional, correspondent à des investissements dont le montant total est estimé à 10 517 MDH durant la période 2009-2020. 69% de ce montant concernent le développement des systèmes de production végétale et 31% pour le développement des systèmes de la  production animale. Ces investissements sont répartis par piliers, par filières et par source de financement.

Ainsi La mise en œuvre du Plan Agricole Régional devrait contribuer à augmenter la valeur de la production globale de 66% suite à l’amélioration prévue des niveaux de production, la progression de valeur de la production végétale est estimée à 59% et la production animale à 76%.

Elle devra, également, multiplier par 2 la valeur ajoutée actuelle créée par les systèmes de production végétale et par 2,6 pour les productions animales.

IMPACTS PREVISIONNELS DU PLAN AGRICOLE REGIONAL SUR LA REGION

La mise en œuvre du Plan Agricole Régional devrait élever la valeur de la production globale de 66% suite à l’amélioration prévue des niveaux des productions. La progression de la valeur de la production végétale est estimée à 59% et celle de la production animale à 76%.

Elle devrait,  aussi, multiplier par 2 la valeur ajoutée actuelle créée par les systèmes de production végétale et par 2,6 pour les productions animale. Elle devrait contribuer, ensuite, à créer 86 300 emplois stables, en milieu rural. Soit 64% de plus par rapport à la situation actuelle.                      

il sera question, enfin, d’une amélioration constante des niveaux de productivité des cultures irriguées et la reconversion des systèmes d’irrigation pratiqués actuellement en système d’irrigation localisée qui permettront, à terme, d’améliorer significativement les niveaux de valorisation de l’eau d’irrigation

L’introduction de cultures de haute valeur ajoutée en grande hydraulique entraînera une meilleure valorisation de l’eau d’irrigation (le maraîchage, les primeurs et les raisins de table.

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