Par; Driss TAHI

Un rendez vous d’une certaine singularité abrité par la superbe médiathèque Tachfini et son directeur M. Slimani en présence du directeur régional de la culture et d’un bel auditoire …puisque composé essentiellement de femmes.

Manifestement, le plus bel hommage qu’on puisse rendre à la femme Jdidie à été faittahi.jm6 solennellement par l’écrivain et le journaliste Mustapha Jmahri à travers son livre : »Paroles de femmes »

Un travail d’investigation de longue haleine qui a pris plusieurs mois, entrepris par l’infatigable historien de Mazagran ,et ce, en vue de donner la parole à quelques unes des femmes qui furent les actrices et les témoins d’une époque que la majorité de notre jeunesse ignore.

Encouragé dans cette laborieuse entreprise, dit-il, par feue Fatima Mernissi .

Malgré les nombreuses difficultés rencontrées, l’auteur a réussi à  remuer des souvenirs et à raviver la mémoire de toute une  génération.

C’est un pan de l’histoire et du passé glorieux d’El Jadida que Khatiba Moundib, après la lecture d’un de ses poèmes composé à la gloire de sa ville chérie, a tenu à évoquer dans son éloquente intervention, faite d’ailleurs avec brio et empreinte d’une grande nostalgie :

tahi.jm3« Nos aînées nous inculquaient les bonnes manières et nous enseignaient l’art de vivre ; le soir après les cours nous nous mettions à certains travaux comme la broderie …mais nous pouvions lorsque le temps le permettait aller à la plage et nous baigner en maillot deux pièces, et en toute liberté. Nous avions aussi nos sorties au cinéma. Nous faisions du théâtre et participions au défilé des majorettes les jours de fêtes.

Feu Sbaï, le maître danseur, connu à l’époque nous apprenait les premiers pas de rock and roll et certains samedi on organisait des soirées dansantes.

Jamais en tant que musulmans nous n’avions connu de problèmes avec les autres Jdidis issus des communautés juives ou chrétiennes; une parfaite symbiose régnait alors entre tous les habitants de la ville.»

D’autres intervenantes parmi les femmes citées dans le livre « paroles de femmes  » ont relaté leurs souvenirs avec beaucoup d’amertume, tout en déplorant la situation lamentable que vivent les Jdidis (es) dans leur quotidien  ; l’incivisme qui se manifeste dans : les violences contre les femmes ,extrémisme qui se propage, la délinquance,  le vandalisme et le saccage des édifices publics ,la dégradation des mœurs …et autres fléaux sociaux menaçants ; pointant du doigt les responsables qui se sont succédé à la présidence du conseil de la ville et aux sphères de l’éducation et de l’enseignement .

tahi.jm5

http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/01/tahi.jm6_-1.jpg?fit=1024%2C1024http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/01/tahi.jm6_-1.jpg?resize=150%2C150adminsActulaitésPar; Driss TAHI Un rendez vous d'une certaine singularité abrité par la superbe médiathèque Tachfini et son directeur M. Slimani en présence du directeur régional de la culture et d'un bel auditoire ...puisque composé essentiellement de femmes. Manifestement, le plus bel hommage qu'on puisse rendre à la femme Jdidie à été...Source de L'information Fiable

Commentaires

commentaires