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El-Jadida a vibré pendant trois jours aux rythmes de la musique. Les arts plastiques et la peinture n’étaient pourtant pas en reste de la programmation riche et variée que le festival a concoctée à l’occasion. 
Dans la cité portugaise, dans la galerie portant le nom d’une des figures emblématiques du paysage culturel et intellectuel marocain, le regretté Abdelkebir Khatibi, l’artiste en herbe Hamza Almakhfi a exposé ses toiles récentes sous le thème : « joie des palettes en crescendo ». « Quand j’étais encore petit, je rêvais d’exposer l’une de mes toiles sur les cimaises d’une galerie connue. Au début, j’exposais à la galerie de Chaibia Talal dans le cadre d’une exposition collective. Aujourd’hui, je présente individuellement mes travaux dans cette galerie mythique », nous confie le jeune artiste.
Dans sa démarche artistique, Hamza travaille de l’acrylique sur toile. « Dans d’autres tableaux, je fais de la peinture à l’huile et du collage. Dans cette exposition, j’ai abordé le thème de la joie à travers la couleur, la technique, les formes et la matière », explique-t-il.
Pourquoi la joie ? La peinture est une ode à la joie, au bonheur dans un monde qui baigne dans les lumières sombres des guerres et de l’individualisme, explique-t-il. Par ailleurs, la peinture pour le jeune artiste est une échappatoire, une issue pour révéler son émoi et se dévoiler ainsi au monde. « J’essaie via la peinture de donner un message positif aux gens, surtout celui qui médite la toile. La capacité de l’art réside dans le fait qu’il a ce don de faire sortir les gens de cette vision noire et de faire dégager cette énergie négative qui va droit aux cœurs, aux esprits », indique-t-il. Pour lui, la couleur est à elle seule un outil à la fois magique et révélateur qui extériorise, selon lui, ce qu’il ressent, mais aussi ce qu’il voudrait montrer et dire au monde. « J’ai tout donné aux couleurs dans une forme abstraite. Cette technique me libère. Auparavant, je ne travaillais que du figuratif, mais dans cette exposition, j’ai opté pour l’abstrait pour me sentir plus libre et plus créatif », poursuit-il. Pour ce faire, Hamza Almakhfi tisse une relation poétique avec la toile, puis la technique et la couleur viennent transformer ses rêves, ses angoisses ainsi que les choses qui le hantent en des toiles qui se dévoilent aux yeux du récepteur, de l’admirateur qui contemple et qui regarde ses tableaux.
La cité portugaise inondée par les couleurs…
On ne peut visiter et admirer  El-Jadida
, une ville au charme discret, sans flâner dans les ruelles de la cité portugaise. Un lieu fascinant où on rencontre une partie de l’Histoire et de la mémoire collective de la ville. On ressent l’âme de la diversité et la richesse des cultures et des peuples qui ont cohabité dans cet espace, dans ce territoire. Les amis et les membres de l’association Fous D’art Group ont investi la porte de la mer, Bab lbhar ou encore Porta do mer, pour promouvoir la peinture et rendre hommage à la cité et aux arts, en général. Une performance artistique baptisée « la journée des artistes », qui a drainé une poignée d’artistes peintres, a été organisée le 11 août en présence des enfants, des jeunes de la ville. C’est l’artiste peintre et président de l’association Fous D’art Groupe basée à El-Jadida, Abdelilah Zoukhrouf, qui a ouvert la porte aux passionnés et amoureux de la peinture. Le but étant de rapprocher cet art des jeunes et enfants de la ville. « C’est pour la première fois que le festival Jawhara intègre les arts plastiques dans sa programmation artistique. Nous avons proposé de faire une performance à Bab lbhar. Au menu, des ateliers pour enfants, jeunes et adultes. Dans le cadre de cette activité, nous avons invité une trentaine d’artistes peintres marocains pour prendre part à cet événement », a souligné le président de l’association. Et d’ajouter : «L’association mise sur les enfants et les jeunes parce qu’ils constituent la relève du paysage artistique de la ville dans les années à venir».
C’est un festival riche en couleurs ! Dans l’enceinte de la cité portugaise, le bal du festival a été donné comme le veut la tradition par des percussionnistes, musiciens et acrobates qui ont sillonné les grandes artères de la ville… Les rythmes populaires et les couleurs ont hanté et enveloppé  El-Jadida
. Ce spectacle est désormais un rite annuel dans la programmation et la philosophie de Jawhara : entre cracheurs de feu, échassiers, Clowns… c’est l’ambiance de fête qui règne.
De même, un vent de poésie a soufflé sur le festival. Des poètes venus de différentes régions du Maroc ont déclamé des textes en arabe et en français, dans l’enceinte de l’Eglise de l’Assomption.
Par: Mohamed Nait Youssef
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