Par: Alain Degans

Après les présentations d’usage -la nouvelle directrice de l’Institut français d’El Jadida, Madame Anne-Marie Thuiller- Saïd Loukili lançait cette première rencontre littéraire et présentait celle que tous nous connaissions à la médiathèque Driss-Chraïbi, Khatiba Moundib qui arbore tellement de casquettes que l’on ne sait plus laquelle lui sied.
C’est pourtant dans un rôle tout à fait nouveau que notre amie inaugure avec son dernier ouvrage « Bribes d’une vie, entre tradition et modernité », un récit autobiographique se plut-elle à préciser. Ce n’est donc pas la poétesse qui était sur « le grill » d’un Saïd qui voulait, à juste raison selon moi, faire entrer l’ouvrage dans la catégorie ethnographique.

Khatiba est issue d’une famille de notables jdidis et son récit quelque peu nostalgique d’une ambiance familiale, fait revivre des personnages aimées. Mais si le récit est emprunté à son vécu familial, elle se défend d’avoir voulu faire une autobiographie. C’est l’histoire de toutes les familles de notables jdidis où règne le patriarcat mais aussi une « prise de pouvoir » discrète des femmes, organisatrice de la maison, ayant la responsabilité de l’éducation des enfants, etc… « un patriarcat où les femmes gouvernent »…
Elle décrit sa famille influencée par le soufisme où la générosité envers les plus démunis n’est pas un vain mot. Naturellement, apparaît avec émotions des personnages atypiques comme la grand-mère, Lalla Aïcha, « Hanna » qui se refusa à son époux dès lors qu’il prit d’autres épouses. On peut comprendre également l’ouvrage de Khatiba Moundib comme l’histoire des idées en évolution. 

C’est MAZAGAN dont Khatiba est nostalgique, cette petite cité où tout le monde se connaissait, où tout le monde se côtoyait, musulmans, chrétiens ou juifs… chacune des communautés participait aux festivités des autres. C’est la ville cosmopolite qu’elle regrette, celle du « vivre ensemble » dont nous la savons active militante. Son livre, compris dans ce sens, est une pierre à sa modernité qu’elle regarde, qu’elle espère pour El Jadida. 
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