Quelle nostalgie de se remémorer ce merveilleux site que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre. Car pour la nouvelle génération, qui dit Jorf Lasfar, dit nécessairement Parc Industriel avec son imposant port et son environnement où pullulent toutes ces activités chimiques et para chimiques qui offrent aux investisseurs dans le secteur industriel, un climat favorable pour la réalisation de leurs projets.

Certes, nul ne peut nier le développement fulgurant de ce port qui est intimement liée à la forte dynamique de l’OCP qui en a fait sa plateforme de prédilection. Une dynamique qui a fortement contribué au développement économique de la région.

Mais ce site autrefois connu sous le nom de « Srahna » pour certains, ou de « Cap Blanc », ou Jorf Lasfar pour d’autres, était un lieu très prisé par les jdidis pour leurs escapades du week-end. Il comptait une auberge avec quelques dépendances, une forêt d’eucalyptus en bas de la falaise, ainsi qu’une source d’eau douce et un camping.

Le nom de cap lui fut donné du fait de sa géographie en forme de terre qui s’avance dans la mer.

Un lieu également connu par l’abondance des langoustes, du homard, des oursins, des cigales marines et autres.

 Un site idyllique que la population locale appelait « El Ain » du fait de l’existence de cette source d’eau douce.

Le nom de Cap Blanc, fut attribué à cette station datant de 1880 en référence au phare de ce Cap qui émet, un éclat blanc et rouge, alternativement toutes les six secondes pour prévenir les navires de leur approche de la terre ferme.

Quant au nom de Jorf Lasfar, il semblerait qu’il lui fut attribué en raison de la couleur jaunâtre de la falaise et des roches dont Mère Nature l’a doté.

Il faut préciser qu’au-delà de son côté touristique que lui attribuaient les doukkalis, Jorf Lasfar est également un site archéologique, sis dans une zone jalonnés de sites préhistoriques, qui étaient certes méconnus du grand public, mais qui attiraient la curiosité des amateurs en quête de découvertes insolites.

En effet, le site archéologique de Jorf Lasfar fut découvert en 1933 de manière fortuite, lors d’une grande marée d’équinoxe. La falaise, creusée à sa base par le choc permanent des vagues, s’est écroulée sur la totalité de sa longueur, sur une largeur de 25 à 30 mètres, emportant avec elle la route côtière.

Un écroulement massif qui fut providentiel pour les archéologues qui prospectaient à l’époque dans cette zone.

Ils purent ainsi découvrir des cavernes, véritables chambres taillées dans le grès, qui communiquaient entre elles. On trouve encore aujourd’hui certaines de ces cavernes creusées dans les falaises près d’Oualidia et de Cap Beddouza.

Toujours dans cette région chargée d’histoire, sur la route menant de Jorf Lasfar à Sebt Douib, après avoir traversé l’immense étendue d’eau appelée Dayat al Fahs, on rencontre certains vestiges, de cette époque, encore méconnus.

Il faut rappeler qu’à Sebt Douib étaient concentrées les troupes marocaines qui venaient assaillir régulièrement les Portugais dans leur forteresse de Mazagan.

Un pan de l’histoire des doukkalas dans lequel les historiens et les archéologues devraient fouiner afin de dévoiler tous les secrets que cachent tous ces vestiges méconnus et encore inexplorés.

Jorf Lasfar un port… mais aussi toute une histoire.

Khadija Choukaili

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