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Par: Rabiâ Franoux Moukhlesse  (EL JADIDA SCOOP)

Nous y sommes, 25 novembre, journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Et je me dis que ce serait bien que je fasse une petite bafouille ou un grand coup de gueule, parce que c’est mon rôle autoproclamé d’empêcheuse de tourner en rond, d’agitatrice revendicative, de chieuse de féministe comme je l’ai précédemment dit.

Et on me dit, vas-y! Toi qui sais si bien le faire avec des arguments chocs tout en les présentant avec une touche d’humour voire d’autodérision, vas-y, fais nous rager, fais nous rigoler, fais nous réfléchir car c’est en toi, wellah! (je te jure)

Donc ok, je m’y colle. En chiffres, et bien, il n’en existe que peu sur les violences faites aux femmes. On sait au moins officiellement que 67% des femmes subissent ou ont subi des violences. Un peu de maths et si je compte bien, avec 35 millions d’habitants dont à peu près 50% de femmes cela nous fait donc près de 12 millions de victimes!

En revanche, le quotidien nous est mieux connu et il n’est pas franchement rose.

La place de la femme n’y est pas totalement identique aux contes de fées. La version marocaine de Disney, c’est Cendrillon qui n’a pas rencontré sa marraine la bonne fée et continue de frotter le sol et de prendre des coups. C’est la Belle au bois dormant qui préfère ne pas se réveiller pour ne pas voir dans quel monde elle vit. C’est Blanche Neige qui se fait frotter par les sept nains dès qu’elle prend le bus. Et quand tu vois le film, le scénario est naze et les couleurs de la pellicule sont gris sale. C’est comme si on était dans un film de série B.

Avec des films pareils, je sais pourquoi tout le Maroc boude le cinéma et préfère se payer des DVD piratés à 6 dirhams, car la séance vaut pas plus, wellah!

Et t’as vu la critique du public? C’est une débauche de mauvaise foi sur les réseaux sociaux. Non mais comment on peut penser que ce chanteur est un violeur quand tu vois comment il est sexy dans ses clips. C’est sûr que c’est cette traînée qui l’a provoqué pour toucher des sous, wellah!

Et l’autre dans le bus, tu trouves pas qu’elle en fait un peu trop avec son air ahuri comme si elle savait pas ce qui allait lui arriver en se promenant comme ça? Elle le voulait c’est sûr, wellah!

A ce niveau de débilité, on pourrait ramasser l’Oscar de la population la plus crasse et la moins bien éduquée. Et, cerise sur le gâteau, il y a plein de femmes marocaines qui pourraient être nominées en prenant parti pour cette engeance d’hommes qui trouvent tout cela très normal. Frappe ta femme: si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait, wellah!

Dans tous ces films du quotidien dans lesquelles, félicitations mesdames, aucune actrice n’est doublée pour les cascades, ce sont de vrais coups, de vrais viols, de vraies paroles blessantes… Alors je me dis que je n’ai pas très envie d’être ironique, de rigoler avec ça. Ca me donne plutôt des envies de crier, voire des envies de violence. Tu vois les violeurs en bande, je les verrais bien se faire exciser comme punition, comme au Moyen Age. Ce n’est pas possible pour un homme? Pas grave, on coupe tout, wellah!

Mais bon, une fois la première réaction épidermique passée, je reprends mes esprits. Je suis un Etre humain après tout. Et à ce titre, je ne peux répondre aux violences faites aux femmes par la violence. Même si ça démange parfois, wellah !

Alors je me dis, cool. Explique, convainc, éduque, revendique, mets en place des lois qui puniront ce genre de comportement et un jour peut-être, un jour pas trop lointain j’espère, tout le monde va se rendre compte que les femmes ont le droit de dire « je suis un être humain » et qu’à ce titre, elles ont le droit d’être respectées, de ne pas subir de violences, de vivre comme des hommes.

Épilogue: un petit clin d’œil à mon ami Hicham Lasri qui m’a inspirée le parallèle avec le cinéma et un grand merci à lui pour son engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes dans ces 3 excellents clips « Ta ana bnadem (Wellah) », qu’il a réalisés à l’occasion de cette journée. Je signale que les hommes qui y ont participé ont refusé d’être payés pour ce travail, ce qui veut dire qu’il existe encore des mecs bien, wellah! Je n’oublie pas non plus les femmes du tournage, ni toutes celles qui se battent pour la cause, recevez mon César de la citoyenneté.

SAM 18:09

 

Rabia Franoux Moukhlesse

Je suis aussi un être humain (wellah)

 

Nous y sommes, 25 novembre, journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Et je me dis que ce serait bien que je fasse une petite bafouille ou un grand coup de gueule, parce que c’est mon rôle autoproclamé d’empêcheuse de tourner en rond, d’agitatrice revendicative, de chieuse de féministe comme je l’ai précédemment dit.

 

Et on me dit, vas-y! Toi qui sais si bien le faire avec des arguments chocs tout en les présentant avec une touche d’humour voire d’autodérision, vas-y, fais nous rager, fais nous rigoler, fais nous réfléchir car c’est en toi, wellah! (je te jure)

 

Donc ok, je m’y colle. En chiffres, et bien, il n’en existe que peu sur les violences faites aux femmes. On sait au moins officiellement que 67% des femmes subissent ou ont subi des violences. Un peu de maths et si je compte bien, avec 35 millions d’habitants dont à peu près 50% de femmes cela nous fait donc près de 12 millions de victimes!

 

En revanche, le quotidien nous est mieux connu et il n’est pas franchement rose.

 

La place de la femme n’y est pas totalement identique aux contes de fées. La version marocaine de Disney, c’est Cendrillon qui n’a pas rencontré sa marraine la bonne fée et continue de frotter le sol et de prendre des coups. C’est la Belle au bois dormant qui préfère ne pas se réveiller pour ne pas voir dans quel monde elle vit. C’est Blanche Neige qui se fait frotter par les sept nains dès qu’elle prend le bus. Et quand tu vois le film, le scénario est naze et les couleurs de la pellicule sont gris sale. C’est comme si on était dans un film de série B.

 

Avec des films pareils, je sais pourquoi tout le Maroc boude le cinéma et préfère se payer des DVD piratés à 6 dirhams, car la séance vaut pas plus, wellah!

 

Et t’as vu la critique du public? C’est une débauche de mauvaise foi sur les réseaux sociaux. Non mais comment on peut penser que ce chanteur est un violeur quand tu vois comment il est sexy dans ses clips. C’est sûr que c’est cette traînée qui l’a provoqué pour toucher des sous, wellah!

 

Et l’autre dans le bus, tu trouves pas qu’elle en fait un peu trop avec son air ahuri comme si elle  savait pas ce qui allait lui arriver en se promenant comme ça? Elle le voulait c’est sûr, wellah!

 

A ce niveau de débilité, on pourrait ramasser l’Oscar de la population la plus crasse et la moins bien éduquée. Et, cerise sur le gâteau, il y a plein de femmes marocaines qui pourraient être nominées en prenant parti pour cette engeance d’hommes qui trouvent tout cela très normal. Frappe ta femme: si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait, wellah!

 

Dans tous ces films du quotidien dans lesquelles, félicitations mesdames, aucune actrice n’est doublée pour les cascades, ce sont de vrais coups, de vrais viols, de vraies paroles blessantes… Alors je me dis que je n’ai pas très envie d’être ironique, de rigoler avec ça. Ca me donne plutôt des envies de crier, voire des envies de violence. Tu vois les violeurs en bande, je les verrais bien se faire exciser comme punition, comme au Moyen Age. Ce n’est pas possible pour un homme? Pas grave, on coupe tout, wellah!

 

Mais bon, une fois la première réaction épidermique passée, je reprends mes esprits. Je suis un Etre humain après tout. Et à ce titre, je ne peux répondre aux violences faites aux femmes par la violence. Même si ça démange parfois, wellah !

 

Alors je me dis, cool. Explique, convainc, éduque, revendique, mets en place des lois qui puniront ce genre de comportement et un jour peut-être, un jour pas trop lointain j’espère, tout le monde va se rendre compte que les femmes ont le droit de dire « je suis un être humain » et qu’à ce titre, elles ont le droit d’être respectées, de ne pas subir de violences, de vivre comme des hommes.

 

Épilogue: un petit clin d’œil à mon ami Hicham Lasri qui m’a inspirée le parallèle avec le cinéma et un grand merci à lui pour son engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes dans ces 3 excellents clips « Ta ana bnadem (Wellah) », qu’il a réalisés à l’occasion de cette journée. Je signale que les hommes qui y ont participé ont refusé d’être payés pour ce travail, ce qui veut dire qu’il existe encore des mecs bien, wellah! Je n’oublie pas non plus les femmes du tournage, ni toutes celles qui se battent pour la cause, recevez mon César de la citoyenneté.

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