Par : Abdellah HANBALI      hanbali__-150x150

« Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi » Gandhi

En effet, tenue à l’écart dans les prises de décisions, la population ne se sent pas partie prenante de leur exécution. Il est donc nécessaire et évident d’associer le peuple intimement à l’identification des besoins  à la détermination des priorités, à la recherche des solutions et à la prise des décisions.

Les débats publics et privés auxquels nous assistons dans notre pays concernant la jdi-souk-ocupationtragédie des petites bonnes, des enfants de la rue, des déperditions scolaire, des différentes délinquances juvéniles, tous ces maux qui rongent et menacent l’avenir de notre société interpellent toutes les consciences vives et rappellent que nous devons d’abord investir dans « l’Humain ».

Il n’y a de salut que de ce côté. Sans cet investissement aucune politique ne peut aboutir.

Il y a longtemps que les pays développés, ont compris que les zones industrielles équipées et même avec usines délivrées  clés en main, les technologies de pointe, les machines, les plus perfectionnées, les hôtels les plus luxueux ne peuvent suffire à assurer le décollage ou la relance économiques souhaitées, sans participations de l’homme : un homme productif, conscient de sa valeur et de son rôle déterminant dans l’élaboration de la richesse et de la stabilité de la nation.

Un homme situé au centre de toutes les politiques, qui en est l’essence, qui  possède la quintessence et qui doit être l’objectif ultime de toutes les politiques qui doivent le reconstruire, l’instruire, le remodeler, l’anoblir et l’enrichir.

On doit l’aider à retrouver son humanité et sa dignité.

Or nous constatons, non sans amertume, que cet homme qui doit être le centre de nos préoccupations et notre première richesse, continue à être négligé, marginalisé, méprisé, sous alimenté et sous-payé.

Qu’est ce qu’on pourrait attendre d’un être aliéné, piétiné, sous-estimé, stressé, acculturé, marginalisé, déraciné et se sentant mal dans sa peau ?

Négligez un élément de l’équation et c’est tout l’édifice, toute la politique, tous les efforts accomplis qui se rétrécissent progressivement telle une peau de chagrin jusqu’à l’anéantissement et l’échec total. C’est malheureusement le phénomène auquel nous assistons impuissants depuis des décennies.

L’illustration en est faite  par ces armées de mendiants, de clochards, d’alcooliques, de drogués et d’enfants abandonnées qui sillonnent nos rues et boulevards. Elle en est faite aussi par ces jeunes dans la force de l’âge qui ne pensent qu’à l’émigration par n’importe quel moyen, au péril de leur vie.

Elle en est faite de même par notre matière grise, le fleuron et la fierté de nos écoles supérieures, qui désertent le pays pour un salut (chimérique) sous d’autres cieux.

Nous avons besoin d’une autre mentalité, d’une autre approche du social. Loin de toute démagogie. Loin de philanthropie hypocrite et dangereuse. Nous ne sommes plus à l’époque coloniale. Nous ne sommes plus à l’époque féodale et esclavagiste. Les richesses produites par une nation appartiennent à tous. Elles doivent être réparties  équitablement entre toutes les forces productives.

Avec le règne de notre jeune Roi, que Dieu le glorifie, nous sommes entrés de plain pied, dans une nouvelle ère des libertés et des mêmes chances, qui doivent être offertes à tous et sur un même pied d’égalité ; car l’investissement dans l’humain, reste le plus sûr des investissements.

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