ARAFA

Les meilleurs souvenirs ne ternissent pas et n’obéissent guère aux  lois de la prescription.Ils ne se perdent jamais entre les méandres d’une mémoire trop chargée par les débris qui jalonnent les parcours du passé. On croit les oublier suite aux pressions et tumultes d’un quotidien difficile à gérer, mais ils reviennent toujours à charge pour nous asperger de leur fraîcheur et leurs effets bénéfiques. Ils nous relancent souvent aux moments où on les attend le moins pour nous faire revivre le passé dans le présent avec toutes ses couleurs, toute sa chaleur et toutes ses émotions.

Parmi ces souvenirs qui me tiennent à cœur et dont le contenu représente pour moi une véritable école où toutes les disciplines ont une valeur, il y a ceux d’un homme d’Etat, en l’occurrence Monsieur Ahmed Arafa, ancien Gouverneur de la Province d’El Jadida, qu’il  m’a été donné de côtoyer de près et qui a marqué indélébilement son passage à El jadida par la matérialisation du vrai sens de responsabilité,  par son attachement aux nouveaux concepts de l’autorité, par sa droiture et la justesse de ses visions, par son implication directe ou indirecte dans les affaires sociétales, par la sagesse qu’il dégage pour confronter les situations qui paraissent difficiles, par ses tendances humanitaires et son humilité…

Un homme dont l’énergie débordante est si contagieuse au point de stimuler positivement tous ceux qui gravitent dans son environnement.

L’aura de son charisme inspire le respect mutuel et la confiance dans ses prises de décision ou de position.

Imbu d’un sens de nationalisme avéré et irréprochable il a fait de Doukkala son propre terroir et sa raison d’être son grand défenseur et son avocat attitré.

Un homme de dialogue et de concertations qui ne s’encombre jamais des complexes réducteurs de chef de file pour imposer ses points de vue et ses prises de décisions.

Homme d’écoute qui préfère s’imprégner des bains de foule surtout dans les milieux où les jeunes ont besoin de se mettre en confiance et plus encore en compagnie des représentants de la presse locale avec lesquels il partage  respect et considérations mutuels.

En ce qui concerne la presse, qui de notre corps peut oublier ce fameux jour d’inauguration de la centrale thermique de jorf lasfar, lorsque le ministre de l’époque est arrivé sur les lieux encadré par une pléiade de journalistes et photographes venus de Casablanca? Qui peut oublier la remarque au profond sens, adressée au Ministre par le Gouverneur Monsieur Ahmed Arafa et qui disait “ Pourquoi vous vous êtes donné la peine d’amener toutes ces personnes; ici à El Jadida, nous avons nous aussi notre presse qui est hautement qualifiée et assez importante pour couvrir largement les péripéties de cet événement”?

Une phrase qui en dit long sur “La cohabitation” de deux pouvoirs, censés être entachés d’antagonisme et de méfiance, mais que la crédibilité et le bon sens ont sû comment aligner leurs objectifs communs  qui consistent avant et après tout à oeuvrer pour le développement de la Province.

Le petit passage de cet homme d’exception par les chemins de la province d’El Jadida ne peut pas se résumer en ces quelques simples phrases qui ne font que refléter de manière très succincte un volet de tout un panorama d’actions et d’activités aussi instructives des unes que les autres. disons seulement que les vrais grands ne peuvent s’engager dans une quelconque traversée sans laisser dans leur sillage de bons souvenirs gravées à jamais sur les traces de leurs pas

Ceci dit, je tiens à préciser que cet élan de coeur, ne peut en aucun cas occulter mes respects et mes considérations envers l’actuel Gouverneur Mr Mohamed Amine El Guerrouj ni encore moins envers certains de ses prédécesseurs. Seulement chacun se démarque par son propre mode de gestion des affaires de la province et sa propre conception des choses en relation avec la vie publique.

Chahid Ahmed

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