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Par: Mustapha Lekhiar

Si les Grecs de l’antiquité ont leur déesse de la santé, HYGIE, à El Jadida, on ferait mieux d’investir sainte « CRASSE » de la noble tâche de marraine des gargotiers, pâtissiers et divers commerçants de denrées alimentaires. Car, au-delà des chiffres sur l’étendue, des infractions à l’hygiène et leurs conséquences, la vérité est là… puante.

En fait, ce problème ne concerne pas El Jadida uniquement, la ville est prise ici comme exemple vu l’ampleur du problème.

Toute une mentalité est en cause, et avec les pratiques qui en découlent. Que va-t-on dire quand les grands noms de la culture n’hésitent pas à déclarer en public qu’ils n’ont qu’un remord c’est de ne pas avoir fait, plutôt, carrière dans la restauration populaire? Nous sommes en droit de nous inquiéter.cuisine60.1

Gain facile et élevé, faible investissement, main-d’œuvre non qualifiée et non requise et surtout une clientèle docile et abondante. « Vous voulez réussir votre projet, reconvertissez-vous dans la boustifaille » conseille l’entourage à tout commerçant en difficulté.

Quand on examine le problème du manque d’hygiène dans le secteur alimentaire, c’est le constat d’une crise éthique que l’on fait, car avec une législation développée, un contrôle continu et des actions de sensibilisation, Le blocage est à rechercher plutôt au niveau des mentalités et des valeurs.

Aucun indicateur ne relève le vrai visage de la communauté plus que ne le fait l’état de son hygiène alimentaire.

À El Jadida, par exemple, les avertissements, les opérations de saisie et les contraventions collées, établies et dressées par les services concernés pour les (gargotiers, restaurateurs, pâtissiers etc..) en infractions constatées, ne semblent pas redresser la situation d’un pouce.

Une bonne partie des commerces alimentaires continue à enfreindre les règles de l’hygiène en toute quiétude avec parfois la complicité révoltante des consommateurs eux-mêmes, qui en sont les premières victimes. « À cause de notre train de vie, nous sommes souvent obligés de manger dehors, mais nous le faisons tout en restant angoissés malgré nos précautions, car nous constatons beaucoup d’anomalies », nous confie un salarié obligé de déjeuner hors de chez lui. « Il est presque impossible de se dégager complètement du cercle infernal de consommation d’aliments manipulés par l’homme, mais on peut la limiter au strict maximum », nous a fait remarquer un responsable des services de contrôle « Il est légitime, précise-t-il, de se poser ces quelques questions : Avec quelles denrées ont été préparés les mets ? Dans quel local ? Avec quel matériel ? Et avec quelles mains ? ».

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En effet, la qualité hygiénique finale du mets (plat, sandwich, gâteau…) dépend de la qualité hygiénique des durées à la réception, au stockage et à la conservation, de la qualité de la manipulation et enfin de celle de la présentation. Cependant, certaines personnes (qui sont d’ailleurs si elles ne sont pas majoritaires) semblent ne se soucier guère du manque d’hygiène, elles sont heureuses de casser la croûte dans la joie de la compagnie, qui en sympathisant avec le serveur, qui s’enorgueillit de connaître les coins les plus discret de la ville, là où on prépare un « bon » sandwich ou un « bon » plat. D’autre jeunes, se fichant royalement de l’hygiène, pensent que cela fait du bien de manger dehors des plats, façon de rendre plus combatif leur système immunitaire « celui qui ne s’habitue pas à manger du n’importe quoi, aura un estomac fragile ». En tout cas, ce n’est pas l’avis d’un employé de banque qui souffre des douleurs d’estomac. « C’est à cause de tout ce que j’ai mangé comme casse-croute, Pizza, Panini … ». « Personnellement, je connais très bien la réalité, nous dit sa collègue de travail, une mère de famille, c’est pour cela que j’apporte avec moi de quoi manger ».

« Nous faisons de notre mieux, nous repond le gérant d’un mini-restaurant, mais pendant les heures de pointe, une note d’anarchie peut apparaître, ce sont les contraintes du rythmes, les exigences des clients et surtout la rapidité du service, qui nous obligent à travailler sans prendre de précaution ».

En jetant un coup d’œil à travers la portière entrebâillée de cuisine, la note d’anarchie s’avère en réalité, un cachet, une destruction même en guise d’exemple. Un ouvrier épluche les pommes de terre au-dessus d’une petite poubelle posée sur le plan de travail. Ceci démontre que les commerçants et les hygiénistes ne communiquent pas sur la même longueur d’onde.

Responsabilité partagée.

Plusieurs personnes interrogées pensent que la situation est alarmante et que la responsabilité est commune. Il y a premièrement, disent-elles, une insouciance de la part de ces commerçants (gargotiers, pâtissiers, cafetiers…) deuxièmement, un manque de sévérité de la part des responsables (services d’hygiène municipal). Troisièmement, un manque d’éducation et de sensibilisation et d’encadrement pouvant permettre au consommateur de réagir et d’exercer son pouvoir.

Souhaitons que l’association du consommateur s’active vraiment et en force dans ce sens.

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