Hôpital d’El-Jadida : Un chirurgien réussit l’autogreffe d’une main amputée

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Bien que la greffe soit souvent pratiquée au Maroc, les opérations d’autogreffe de membres du corps ne sont pas chose commune. A El-Jadida, un chirurgien  a réussi, dans une opération délicate, à remettre en place la main amputée d’un jeune agressé au sabre, la nuit du réveillon.

Le taux de réussite d’une telle opération est rare. D’abord à cause de sa complexité et ensuite de la course contre la montre qui est engagée, une fois la main coupée. Car au fur et à mesure que le temps passe, les chances du patient  s’amenuisent,  pour devenir presque nulles, au-delà de 6 heures.

Le jeudi 31 décembre, le patient victime de quelques « Chemkara » sous l’effet de psychotropes, avait  la main pratiquement coupée à son arrivée à l’hôpital. Elle tenait juste sur la peau.

A son arrivée à l’hôpital peu avant minuit, il avait la chance de trouver tous les services  en grande mobilisation, à l’instar de tous les hôpitaux du royaume, le soir du nouvel an.

Une équipe s’est immédiatement formée  et l’opération a commencé vers minuit, pour se terminer autour de 03h du matin, faisant d’El-Jadida, la ville où a été réalisée la première greffe réussie de l’année 2016.

Si on a attendu tout ce temps pour  le faire savoir, c’est parcequ’il fallait d’abord, s’assurer la réussite de l’opération. D’après un spécialiste que nous avons contacté, c’est quelque chose de technique, mais le vrai challenge est dans la vascularisation et la viabilité de la main une fois fixée. Si l’opération ne réussit pas, la main noircit et finit par être amputée. Et cette décision intervient au bout de 48 heures.

En cas de réussite, les doigts du patient commencent  à bouger, ce qui est  un excellent signe. Cela prouve que la vascularisation est réussie.

Il faut dire qu’entre l’agression et l’arrivée du patient à l’hôpital il y a eu du temps.

Le patient  aurait pu mourir. Il s’était vidé de son sang et sa main aussi aurait pu arriver déjà morte. Dans les pays développés, le membre amputé, est transporté dans la glace du lieu de l’agression au bloc opératoire, chose extrêmement rare chez nous.

Actuellement, les médecins continuent à veiller à la bonne évolution de la guérison, de manière à éviter toute infection.

Bravo et Merci à toute l’équipe de l’hôpital  d’El-Jadida pour cette belle prouesse.

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