Hommage—Yossera Bouchtia : Une cinéaste marocaine aux Etats-Unis.

 yossr

Par : Abdellah HANBALI

Quand Noureddine Bouchtia, grand amateur du cinéma, a décidé de partir  s’installer en Virginie aux Etats-Unis, il portait toujours en lui son rêve d’enfant : devenir acteur ou réalisateur.

Cette passion, il a du la faire transmettre, consciemment  ou inconsciemment à sa fille Yossera, âgée aujourd’hui de 26 ans.

Mais contrairement à son papa, cette dernière ne s’est pas contentée de rêver à une carrière au cinéma, mais a pris  la décision d’essayer de forcer, en quelque sorte le destin, grâce à  des études supérieures en rapport avec le septième art, pour apprendre les ficelles du métier et se doter de différents  d’atouts, à même de lui baliser le chemin de la reconnaissance… et de la gloire.

Et c’est de la sorte qu’elle parvint à décrocher son diplôme de Bachelor of Arts in cinéma (maitrise en cinéma) en 2011.

Depuis, elle est totalement prise et éprise par ce qu’elle fait.

La native d’El-Jadida, comme ses parents d’ailleurs,   exploite et joue à merveille sur les faits divers, qui ont pour origines, les différences culturelles et tous les problèmes qui peuvent en découler comme mésentente, drame, oppression, marginalisation…

Depuis le 11 septembre, les américains sont devenus friands de ce cinéma. Ils ont envie de comprendre l’Autre à partir de ces sujets traités par des américains, à cheval entre les deux cultures.

C’est que « cet Autre », ne se trouve plus à  des  milliers de kilomètres comme  avant. L’Autre peut-être aujourd’hui le voisin, le collègue … ou un occasionnel voisin de table dans un café.

C’est pour tout cela et pour son talent de femme-cinéaste aussi, pour relater les événements, les simplifier et les rendre à portée de tous, que ses films sont aujourd’hui appréciés et demandés, par les cinéphiles américains.

En primant son film « LAILA » en mars (coïncidant avec la journée internationale de la femme) ce sont toutes ces qualités que  les américains ont voulu primer.

Et lors de sa dernière visite au Maroc, cette doukkalia d’origine, nous a déclarés : «  J’aime mon pays, c’est pour cela que j’y retourne à chaque fois que l’occasion m’est offerte. J’y viens aussi pour m’y ressourcer et m’y inspirer pour mes films futurs.

Vrai que je suis fière de mon prix en mars, mais ce n’est pas encore un oscar. J’en suis consciente du chemin et du travail qu’il me reste à accomplir pour   décrocher un jour, inch’allah, cet oscar dont je rêve et dont rêve aussi tout homme du cinéma. »

Voir un jour le nom de cette marocaine briller de mille feus sur les affiches d’Hollywood…c’est tout le mal qu’on puisse lui souhaiter.

 

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