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Par: Khadija Choukaili

Nul n’ignore l’utilité indéniable des études de médecine. Métier noble ayant un rôle aussi bien social qu’humanitaire et qui par, les difficultés qui l’entoure, constitue également une école de civisme et de tant de sacrifices.

En ce mardi 12 février, les étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca étaient en grève pour manifester leur mécontentement devant l’injustice de devoir trimer pour accéder à cette faculté si difficile à atteindre, sachant que seuls les postulants ayant des moyennes supérieures à 17/20 sont acceptés, pour se retrouver sur le même pied d’égalité que des étudiants de l’université privée de médecine qui ne demande qu’une moyenne de 10/20, et donc à laquelle l’accès répond au seul critère de disposer, non pas du savoir nécessaire, mais des millions nécessaires, à même d’ouvrir les portes les plus closes… même celles de l’ignorance.

Des  facultés, qu’on dirait,  taillées sur mesure, pour enfants des riches.

Inutile donc, de décrire le fossé qui sépare le niveau des étudiants des deux universités.

Et c’est pour cette raison que certains  hôpitaux, comme celui de Cheikh Khalifa Ibn Zaid, ont refusé de prendre les étudiants du privé en stage .

Dos au mur, ces derniers et avec l’aide de leurs parents et proches, sont entrain de « manœuvrer » pour accéder aux  CHU, au même titre que les étudiants du public.

Si les étudiants du public tirent aujourd’hui la sonnette  d’alarme, c’est que   toute la noblesse de ce métier  risque de se perdre suite à la création de ces facultés du privé, dont le seul mérite de leurs étudiants, est d’avoir des parents prêts à payer les prix qu’il faut.

Un système qui permet à certains, non seulement de passer à travers les mailles des sélections rigoureuses du public pour exercer ce noble métier, mais également de postuler, plus tard et au même titre que les étudiants du public, aux 50 places prévues à la formation de médecins spécialistes ‘les meilleurs étudiants de leur promotion).

Sauf qu’une fois mis dans le même panier, les étudiants du public verraient leur chance de décrocher l’une de ces places s’amenuiser, vu que ceux du privé n’auront qu’à utiliser les relations de leurs parents et le « BBAK SAHBI » pour presque s’accaparer toutes les places prévues, qui jusqu’ici, étaient noblement disputées entre les seuls étudiants du public.

C’est pour ces raisons que les étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca se sont soulevés pour manifester leur ras le bol.

Qui a dit que l’argent ne fait pas le bonheur ? Du moins, il y contribue amplement,  en offrant à des étudiants ayant de faibles moyennes, de s’attribuer contre monnaie sonnante et trébuchante, l’un des diplômes les plus prestigieux.

La faculté de médecine privée a aujourd’hui quatre ans d’existence et des problèmes commencent déjà à voir le jour. Qu’en sera-t-il, demain, lorsque ces étudiants, fraîchement diplômés, auront à exercer  dans nos cliniques et hôpitaux et à faire prévaloir leur compétence, aux risques et périls des malades  ?

 

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