Par: Alain Degans   degans2
La Librairie de Paris est décidément le cadre idéal pour les rencontres littéraires de l’Institut français. La boutique, transformée le temps d’un dialogue entre une auteure atypique et un rayonnant animateur en la personne d’Abdelali Errehouni, offre au public fidèle, venu une fois de plus en nombre, la sérénité nécessaire à la réflexion. Au milieu de cette « caverne d’Ali Baba » où règnent les livres, on se sent chez soi d’autant plus que le maître des lieux, Hassan, est un hôte de qualité.

 


 
La rencontre du soir était construite autour du deuxième roman de Ghizlaine Chraïbi, née à Tanger en 1970, psychothérapeute, fondatrice de l’Institut Marocain de Psychothérapie Relationnelle, et auteure. Après avoir été élève du lycée Lyautey, elle a poursuivi des études l’Université d’Ottawa où elle obtient une maîtrise en communication. Après avoir passé 19 ans au Canada, elle rentre au Maroc et ouvre son cabinet de psychothérapie à Casablanca.

 


 
C’est sur cette terre marocaine qui l’a vu naître qu’elle veut construire sa vie et libérer sa créativité mais pour cela elle veut se défaire de l’hypocrisie de la loi qui veut régler les liens entre humains et les relations amoureuses. Elle dénonce avec colère « la défaillance de l’école publique qui tend à formater les enfants, à les faire entrer dans un moule ».

 


 
Pour dénoncer les règles contraignantes qui tendent à perpétuer la société patriarcale, elle s’est saisie de l’écriture mais elle déclare : « j’ai besoin de m’amuser en écrivant » et manie l’humour et l’auto-dérision pour créer de l’émotion.
 
Son roman « l’étreinte des chenilles » est l’histoire d’un pays à peine imaginaire -la Fatalie (le Maroc)- où les femmes ont pris le pouvoir laissant les hommes au second plan, des hommes qui ne servent désormais plus à rien. Elle démontre qu’un féminisme radical serait tout aussi destructeur que la masculinité.
 
Ses personnages : Gris Anthracite, Vert Gazon ou Phtalo Turquoise viennent de son imagination de peintre autodidacte, une autre « corde à son arc »… Son écriture rappele à Abdelali Errehouni le style de « Voyage au bout de la nuit », loin du classicisme de la littérature française.

 


 
Ghizlaine Chraïbi est une militante mais se défend d’être féministe. Elle a sûrement une vision optimiste d’une société idéale à construire, un pays qu’elle revendique comme sien et pour lequel elle s’implique au service des autres.
 
De l’humanisme…
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