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Par: Driss Tahi

 

« Quand j’ai le cœur gros, alors j’écris.  Car écrire atténue mes peines. Pour moi, l’écriture est un exutoire, une sorte d’échappatoire..une thérapie de l’âme. »

C’est avec ces propos que la « princesse du Zadjal » Fatima Belaaroubi a débuté son intervention lors de cette matinée du Samedi 03 Mars dans une salle de l’université Chouaïb Doukkali, sous un ciel gris et pluvieux, mais dans une ambiance intellectuelle chauffée par les moments forts et émouvants qui l’on marqué.

 

Le Zadjal par Fatima Belaaroubi, une forme poétique qui raconte notre vécu, nos préoccupations quotidiennes, parfois relatant des histoires d’amour mythiques, tissées de métaphores, avec une certaine subtilité, et d’où se dégage une grande beauté et une musicalité enchantante .

Des mots de tous les jours qui émanent d’un terroir qui a inspiré les générations passées depuis les arrières grand parents de Fatima , et qu’elle utilise aujourd’hui pour construire des vers sublimes au sens très profond ,qu’elle partage et déclame avec une grande fierté, et beaucoup de naturel,

Une façon, propre à elle d’évoquer ses origines, et d’insister sur son appartenance à une région, son bled natal, une terre aux coutumes ancestrales, qui ont bercé son enfance et ciselé son talent de poétesse ,et qu’elle considère comme un don du destin, une chance et un atout, dont elle se sert aujourd’hui pour nous communiquer ses messages, ses joies et ses peines . Attirant ainsi l’attention sur un milieu rural qui n’est toujours pas favorable à la femme , qui supporte dans le silence la rudesse d’une condition de vie précaire ,et les affres du quotidien , et aussi à la fille qui endure pour apprendre à lire ,et pour acquérir le savoir au prix de tant de sacrifices.fati 4

 

Mais aussi , une sorte de leçon magistrale qu’elle nous a généreusement servi sous forme de poème, et que l’auditoire dans ce magnifique amphithéâtre  composé en majorité d’étudiants a certainement du assimiler.

 

Une matinée littéraire, modérée brillamment et avec aisance par Saïda Elchaheb l’auteure de: « Les Zaouias d’Abdellah El Ghazouani » des interventions très édifiantes de : Amina Labjioui , Rachid Bouâbid ont enrichi ensuite la rencontre par des éclairages instructifs ;

Tous les deux ont mis l’accent sur l’importance du Zadjal en tant que richesse du patrimoine culturel immatériel du Maroc, son rôle dans l’histoire des régions, la lecture de leur passé, et la valeur des messages qu’il véhicule.

Tout en soulignant cependant sa fragilité, et les menaces de disparition qui le guettent , et par conséquent ,les efforts que ses adeptes et tous les intellectuels sont appelés à déployer afin de le sauvegarder.

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