EL-JADIDA: EN MARGE DU FESTIVAL « INTERNATIONAL » DU MALHOUNE…

 

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 Après Jawhara, Andaloussyates, la ville d’El Jadida vient d’assister  à l’organisation de la 5ème édition  des rencontres dites « Internationales » du Malhoune, du 25 au 27 juin. Une édition qui a  qui a donc duré trois jours, mais sans, à aucun moment, apporter à la ville,  l’animation et le divertissement tant escomptés, bien que son organisation a coûté plus d’un million de dirhams au malheureux contribuable.

5ème édition qui s’est contentée d’aller se cloîtrer dans un restaurant privé du Mellah, entre amis et proches en majorité ceux de la province de cette malheureuse contrée.

L’accès a la conférence de presse et aux débats  qui se sont  déroulés en parallèle, presque en catimini, a été si sélectif et si fermé que l’on devait se pincer pour se convaincre  qu’on est bel et bien dans des espaces, dits d’échange et de culture. Et pour quelle finalité, si les mêmes « têtes d’affiche » continuent à se rencontrer, pour nous raconter encore et encore la même rengaine ?

Un rendez-vous qui devait constituer l’occasion idoine pour assister, à des discussions et échanges enrichissants, d’accoucher d’idées éclairées et éclairantes, tout en soulignant si possible, l’ouverture des esprits et la lucidité des analyses, devant caractériser  animateurs et participants.

Comment peut-on  user, pour ne pas dire abuser, et sans vergogne, de l’argent du contribuable, sans apporter cette animation et ce petit « plus », à même de faire oublier aux habitants, la grisaille de leur train-train quotidien ?

Comment, est-ce possible qu’on organise une rencontre dite « internationale », alors que les habitants de la ville organisatrice, n’étaient même pas au courant ? Parler de « KSARA » dans ce cas, aurait été plus adéquat que ce titre assez pompeux de Festival International »

Comment ne pas profiter de l’occasion offerte, pour essayer de donner un coup de pouce à l’art du Malhoune, cette couleur musical en voie de disparition dans la région des Doukkala et un peu partout dans le pays ?

Sinon, les citoyens auront l’impression de financer des festivals fantômes !!! Car à qui  s’adressent ces rencontres ? Aux fonctionnaires de la province et leurs amis et familles ?

Et pourquoi chercher à tout prix de cataloguer un tel festival « d’International » ? Une appellation vague. On aurait dit, un fourre-tout. Pourvu qu’au final, on impressionne et surtout qu’on puisse justifier les subventions allouées !

El Jadida avait une carte à jouer, en innovant et en essayant de baliser son propre chemin par une focalisation sur cette couleur musicale, malheureusement, elle vient encore une fois de la rater, par manque de savoir faire, de clarté et de responsabilité.

Une hirondelle n’a jamais fait le printemps et la présence d’une personne étrangère ou deux, ne peut rendre le festival « International » pour autant….Une façon comme une autre de Danser avec les loups, pardon…avec  les mots et l’argent du contribuable aussi !!!

Que ces traiteurs, pardon, organisateurs sachent qu’ « On ne nait pas citoyen, on le devient. » Baruch Spinoza.

 

 

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