Toute l’énigme qui entoure les « ratages » répétés, relatifs au décongestionnement de l’embouchure d’Azemmour, résiderait-elle dans une quelconque encoignure de cette fantomatique épave qui hante les lieux depuis plus de deux décennies.

Pourtant au moment de son ancrage sur la berge de l’Oued Oum Er Rabie, et à l’occasion de l’inauguration de sa mission de dragage qui avait été lancée avec tout le cérémonial qui s’imposait, l’atmosphère était à l’euphorie et à l’optimisme et surtout au partage des responsabilités entre les décideurs et les exécutants.

Que s’est-il donc passé par la suite pour que la situation arrive à cette l’impasse actuelle?

L’autre indicateur qui stimule encore plus la méfiance des citoyens d’Azemmour et les font douter de la crédibilité des actions en cours aujourd’hui, on le retrouve dans les plis ancien d’un quotidien national.

En remontant un peu le temps, on se heurte à d’autres données relatées par le quotidien l’Economiste dans son édition en date 31-12-2002, sous le titre

« Comment Drapor veut désenvaser Oued Oum Er-Rebia ». On peut donc lire, en substance, je cite:

« …. Face à cette situation, les autorités provinciales d’El Jadida, ainsi que le ministère de l’Equipement (direction des ports et du domaine maritime), ont envisagé la réouverture d’un chenal dans l’estuaire. Pour ce faire, Drapor, société spécialisée dans le dragage et la commercialisation des produits dragués s’est installée sur les lieux depuis le mois de septembre. Mais les travaux n’ont véritablement commencé qu’en octobre après la mise en place des dragues. C’est ce qu’indique le commandant Allal Aqua, capitaine de la marine marchande et responsable du chantier Oum Er-Rebia. Le dragage constitue une solution alternative pour la préservation des richesses naturelles, mais aussi touristiques, ajoute-t-il. Drapor dispose de moyens matériels et humains nécessaires pour mener cette tâche, affirme fièrement le commandant. Sur la zone d’intervention, deux dragues avec deux longues conduites desservant sur la rive sont établies. Nous procédons d’abord par dragage, décrit le responsable du chantier. Vient ensuite l’étape de dévasement et de nettoyage du plan d’eau pour sauvegarder la salubrité des bassins. L’entreprise a démarré la commercialisation des matières draguées depuis le 9 décembre 2002, indique le directeur de la commercialisation du sable, Azzeddine Raja. Les produits du dragage mis en vente permettent l’alimentation des marchés locaux et provinciaux de matériaux de construction. Le brassage des eaux marines et douces contribuera également à revitaliser des espèces ayant fui le site. Ce qui rétablira la navigabilité dans l’estuaire et passant la redynamisation de la pêche et le tourisme dans la région, ajoutent les responsables du projet. Le dragage sera réalisé sur un linéaire de quatre kilomètres, répartis en quatre zones, précise le responsable de l’Equipement chargé du contrôle et du suivi des opérations. Les travaux ont démarré au niveau de la zone 3, car cette dernière constitue un point d’appui pour les deux unités de dragage. Ceci permettra de creuser un passage afin de rendre la navigabilité sans risque.La société est tenue de draguer un minimum de 90.000 m3 annuellement et ce, pour une durée de cinq ans. Près de 15.000 m2 de terrain situé dans le domaine public maritime sont réservés pour le stockage. L’impact du projet sur le plan régional est considérable, ajoute Azzeddine Raja. Outre l’emploi direct (au moins 200 personnes profitent du projet), les ressources générées par l’Etat sont non négligeables. En effet, l’Etat perçoit près de 900.000 DH annuellement. Pour sa part, la Commune Sidi Ali Ben Hamdouche empochera 270.000 DH en taxe. »

Enfin, n’y a-t-il vraiment pas de quoi créer le mécontentement de la foule?

N’est-t-il pas du devoir des resposables, d’apaiser les tensions en se tenant bien à distance des promesses oiseuses qui ne font plus monnaie courante face à une jeunesse consciente et qui veut croire que son pays a effectivement tiré le rideau sur certaines pratiques révolues.

Chahid Ahmed

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