Par: Alain Degans  degans2

Le cycle de conférences économiques initiées par l’Institut français et l’Ecole Nationale de Commerce et Gestion d’El Jadida, prenait fin ce soir. Elisabeth Bosc et Saïd Ramli sont porteurs d’une alternative au capitalisme en bout de course.
Forts de leur expérience commune en France, ils ont débarqués au Maroc en 2014 avec dans leurs valises une idée : inciter les jeunes à être les acteurs de leurs choix professionnels. Sur les deux rives de la Méditerranées, le chômage constitue une plaie laissée par le libéralisme. Déjà, un premier ministre français, Raymond Barre, déclarait dès 1980 aux jeunes générations : « si vous ne trouvez pas d’emploi, créez-le ! »

Mais qu’est-ce qui retient les jeunes de se lancer dans la création de leur propre emploi ? Les démarches administratives, sans doute, un soutien, mais surtout l’insécurité quant à l’avenir de leur création.

C’est afin de faire obstacle à ces constatations qu’est née la coopérative d’activité et d’emploi qui permet à des porteurs de projet la sécurisation en faisant d’eux des membres à la fois entrepreneur et salarié. Le goût de l’innovation marié à la sécurité d’un contrat de salaire impliquant la protection sociale.

 

S’agit-il de « moraliser le capitalisme » ? Des exposés et des débats qui suivirent, on pense plutôt à une nouvelle conception de l’économie basée sur une meilleure rémunération du travail et sur la justice.

L’entrepreneur est à la fois salarié et acteur autonome. De la coopérative il reçoit les conforts suivants :

– il n’est pas isolé
– il peut se concentrer sur l’essentiel, la création de richesses
– il a le temps de penser son projet et il a le droit à l’échec
– il a la possibilité de développer une multi-activité
– il bénéficie d’un large réseau d’entrepreneurs salariés

– il bénéficie de la protection sociale de salarié.

L’évolution de l’entrepreneur dans la coopérative est souple :
– il reste membre le temps de tester son projet
– il demeure pour un passage long pour développer son projet
– ou il reste associé sur un plus long terme.

 

Depuis fin 2016, est née sur le sol marocain de la volonté de nos deux conférenciers, la coopérative d’entreprises solidaires. Même si elle recouvre la même philosophie entrepreneuriale, elle n’est pas un « copié-collé » des coopératives du même genre créées en France puisque l’économie, la législation et les mentalités sont différentes ce qui oblige à une adaptation. Une démarche visant une meilleure rémunération du travail et une plus grande justice à l’heure où, ce même soir, « Cash investigation », l’émission de FR2, montrait la face cachée d’un capitalisme en bout de course dont les aspirations dominatrices d’une classe sociale arrogante et sans pudeur sont à mille lieux des préoccupations des jeunes à la recherche du bonheur tout simplement…
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