El-Jaida : Le Marché de Gros vit encore au temps de l’esclavagisme.

Le marché de gros d’El-Jadida compte dix mandataires au total. Des agréments qui leurs sont distribués sous les mêmes conditions, que ceux distribués pour ceux des taxis, des carrières de sables, de la pêche en haute mer, de la fourniture de tous ce dont ont besoin les bateaux amarrés pour quelques heures ou quelques jours à Jorf Lasfar… à savoir, « la chance ».

Mais là n’est pas notre sujet. Ce dont on veut parler ici, ce sont ces dizaines d’employés dont le salaire ne dépasse guère  600 DH/mois, et ce depuis le 01-7-1991.

Pourquoi et Comment ces pères de familles continuent à toucher une telle misère ?  

En 1991, le salaire minimum au pays (SMIG) était de 1200 DH. Et ayant été considérés par leurs employeurs, lors d’une réunion hâtive et bâclée, comme des employés à mi-temps,  on leur octroya alors, la moitié du SMIG.

Trente deux années sont passées. Et à la veille du renouvellement du contrat de ces mandataires, qui commenceront une nouvelle aventure au marché de gros de Mly Abdellah, ouvrons une parenthèse, pour leur rappeler que le SMIG est passé à 2400 DH et très bientôt il dépassera les 3.000 DH. Et que pour ces employés, rien ne bouge et rien ne s’améliore depuis plus de trente ans. Des employés obligés de tendre la main, pour essayer de boucler des mois, de plus en plus difficiles.

M. le gouverneur doit veiller à l’établissement de certaines nouvelles clauses, dans le futur cahier des charges qui régira les rapports de ces mandataires à leurs employés.

Ce ne sera que justice rendue à ces dizaines de familles, exploitées  par d’heureux gagnant de LOTO, pardon, d’un agrément.

El Jadida Scoop

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