mohammed el guerrouj

Par Azzedine Hnyen

En ces temps, après le sévère discours royal de la fête du Trône, où le vent du changement avait  soufflé, depuis l’avènement du premier gouvernement du consensus de Si Abderrahmane Youssoufi, et où notre pays s’était engagé, à jamais, dans l’instauration d’un Etat de droit où régneraient la transparence, l’égalité des chances, le respect et l’application rigoureuse des lois ainsi que  la considération des libertés des individus, on constate, malheureusement à notre grand regret, que les rigides esprits, hostiles à  ce changement, et les forces du mal subsistent toujours et refusent d’adhérer à ce processus démocratique voulu par le Roi, les forces vives de la Nation et le peuple marocain. Usant de leur influent statut administratif et abusant de la confiance et/ou de la désinvolture de leur « boss », ils ont continué  à mener, dans le sens contraire, leurs barques comme bon leur semble.

Aucune administration locale n’échappe à cette extravagance. L’exemple le plus édifiant nous provient de la province d’El Jadida où cette culture bâtarde est toujours de mise. Alors que normalement, de par ses statuts, cette institution administrative devrait servir de modèle de transparence.

Cette mentalité, héritée d’un passé noir et lugubre, a, toujours, subsisté hélas ! Certains chefs de division, de service, des agents d’autorité et même des fonctionnaires, du bas de l’échelle administrative, exploitent leur position dans cette enceinte pour en abuser en imposant leurs propres lois et règlements dans le but de servir leurs propres  intérêts plutôt que l’intérêt général.

Appliquant la politique des faux- fuyants, ils n’hésitent pas à user du nom de «Monsieur le Gouverneur » pour imposer leur diktat et, par là, atteindre leurs objectifs machiavéliques. « Ce sont les directives ou les instructions de Monsieur le Gouverneur », « Monsieur le Gouverneur est en colère… », « Au nom de Monsieur le Gouverneur… », « Monsieur le Gouverneur a besoin de …. ». Voilà les bluffs et les astuces dont ils usent pour justifier leurs comportements et arriver à leurs fins.

Les victimes de leur arrogance et cupidité  sont, en général, des agents d’autorité, des présidents de collectivités territoriales. Des personnes, donc, « dociles » et  incapables de contrarier et d’irriter « Monsieur le Gouverneur » (sic) ou de s’assurer de la véracité de ce qui leur a été transmis.

Imaginez qu’on ose jusqu’à dire à un élu que le gouverneur a besoin de « deux moutons » à l’approche de l’Aïd du mouton ! Eh oui ! Ces messieurs sans scrupules, sachant pertinemment que personne n’oserait s’informer auprès de « Monsieur le Gouverneur », usent, donc, de ces procédés diaboliques pour parvenir à leurs buts. Même des correspondances incriminantes provenant  des citoyens ne lui parviennent pas pour se protéger et protéger les leurs.  Elles sont, tout, banalement, classées dans les tiroirs sans suite.

Par de tels actes illégaux, peut- on rêver de  l’instauration de la véritable démocratie  voulue par le Roi, prônée par les forces vives du pays et, ardemment, espérée par le peuple avec cette racaille de responsables et de fonctionnaires?

Y croire relève du monde de l’impossible. L’expérience et l’amer vécu ont montré que, même après un changement au sommet de la pyramide administrative, le féodalisme, le mal et la corruption sévissent en permanence.

Le monde des affaires louches, les businessmen et les corrupteurs ne le savent que trop ! Convaincus que ce sont ces auxiliaires qui mènent le bon et le mauvais temps, cette race d’opportunistes, habituée à vivre dans les eaux troubles, use de tous les moyens et de toutes les astuces et ficelles pour « avoir sous la main » cette racaille de responsables qui ont fait fortune en un temps éclair. Ne demandant pas mieux, ces derniers se plient aux caprices de « leurs maîtres » aux mains très larges. Que faire, donc, pour assainir la situation ?

Le gouverneur – ou tout autre premier responsable de toute autre administration extérieure- devrait consacrer une journée dans la semaine réservée uniquement aux citoyens souffrant d’un problème relevant des compétences de son administration. L’administration de quelle nature qu’elle soit, demeure, en premier lieu, au service du citoyen. Il est inconcevable qu’on ne lui accorde aucune considération et qu’on ne lui prête aucune attention. Ecouter les doléances du citoyen est une prérogative à laquelle doit se circonscrire tout premier responsable. Et en particulier, le gouverneur qui demeure, de par les prérogatives qui lui sont attribuées, le premier et dernier responsable dans le territoire dépendant de sa juridiction.

On ne pourrait tolérer qu’il s’enferme, à double tour, dans son bureau et qu’il ne reçoive pas les citoyens. Au contraire, on aimerait bien voir un gouverneur mêlé aux citoyens, près d’eux. Quitte à effectuer des tournées à pied au milieu des citoyens. Adoptant une politique de proximité, il est certain que les malintentionnés des responsables de n’importe quel service auront intérêt à se tenir droit de peur d’être désagréablement surpris par une dénonciation.

Mohammed El Guerrouj, nouvellement nommé à la tête de cette province pratique, justement, cette politique et on ne peut que s’en réjouir. Car il ne veut point être induit en erreur par des rapports bidon.

D’autre part, le gouverneur se doit de se munir de cellules formées de compétences minutieusement choisies afin d’assurer le suivi de ses directives et instructions, ainsi que les différents dossiers de développement économique, social ou tout autre.

Enfin, un service spécial dont le rôle est la réception du courrier des citoyens, devrait être créé. Comme cela, on éviterait que des correspondances n’arrivent pas à bon port. D’autres mesures pourront être instaurées pour servir les citoyens. Il suffit seulement de manifester le désir, de le vouloir, si on est vraiment préoccupé par le devenir du pays et de ses populations !

La ville d’El Jadida a, terriblement, souffert et elle souffre toujours. Elle paie toujours une politique de destruction pour des causes qui restent, encore,  inconnues. Même son nom a été effacé de la région.

A un moment où cette province représente le premier pôle du Royaume. Les Jdidis, de pure souche, ont honte de ce qu’il est devenu leur ville. Certains ont préféré s’enfermer chez eux pour ne plus la voir s’enliser dans la médiocrité. D’autres ont préféré résider ailleurs. Les Jdidis vous lancent un cri de détresse monsieur le gouverneur. Ils souhaitent que leur Reine retrouve son lustre… Lequel lustre honorant tous les marocains.

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