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Par: Khadija Choukaili

Au sud d’El Jadida, la station balnéaire d’Oualidia dispose de l’une des plus belles plages du Royaume, qui s’étend sur 3 km. Une station qui offre un panorama magique, un spectacle magnifique quand, à marée basse, la mer se retire pour laisser entrevoir de nombreux écueils de sable avec pour horizon l’océan.

La beauté du paysage et les magnifiques sites naturels sur la route côtière qui longe les marais salants, les parcs à huîtres et cultures constituent un trésor visuel inépuisable. Oualidia est un site unique au monde par l’incroyable diversité de ses paysages et par la richesse de ses vestiges historiques. Cette cité balnéaire implantée en bord de l’Océan Atlantique, doit son nom à son fondateur, le sultan saâdien El Oualid qui y fit bâtir, en 1634, une Kasbah destinée à défendre l’accès du port aménagé dans la rade.
Elle représente l’une des lagunes les mieux protégées de la côte atlantique. Longue de 12 kilomètres et bordée de plages au sable fin, avec des berges où sont installés de nombreux ostréiculteurs, dont la production atteint 200 tonnes par an.

Connue également par la pêche des araignées de mer, des homards, des langoustes, des sars, des rougets, des daurades, des turbots et des bars, que ses restaurants  proposent aux touristes qui y viennent également pour déguster ces richesses culinaires qui n’existent nulle part ailleurs.

La superficie totale de ce site s’étend sur 10 000 d’hectares, avec une façade continentale de 40 km, qui constitue un espace de reproduction et un passage de choix pour les oiseaux migrateurs en danger d’extinction.

En suivant la route qui descend de la ville moderne vers la plage, on découvre la lagune en demi-lune, quasiment fermée par la présence de rochers et qui s’étend sur 7 kilomètres. Deux passes permettent la circulation de l’eau de l’Océan à travers la lagune, l’une de ces passes étant uniquement alimentée en périodes de grandes marées.

Oualidia se distingue aussi, au nord de sa station balnéaire, par ses marais salants qui datent des années 50 et dont les bassins artisanaux de récolte du sel s’étalent le long de la côte atlantique. Ces marais salants peuvent être visités en bateau pour une découverte de la faune et de la flore endémiques de cet environnement naturel si particulier.

Les plages sont abritées de la houle par ce cordon rocheux et sont donc un lieu privilégié de pratique de diverses activités de sports nautiques.

Par ailleurs, la position géographique de la lagune Oualidia constitue un espace d’importance écologique. Elle constitue une nurserie naturelle pour plusieurs espèces de coquillage, et dispose de parcs ostréicoles, sans oublier le refuge naturel qu’elle représente pour les oiseaux migrateurs, dont  plus de 400 espèces viennent y séjourner pendant la période de leur migration. La topologie particulière du lieu en fait un site d’escale très apprécié de ces oiseaux migrateurs. On y découvre, selon la saison, quelques spécimens de limicoles, hérons cendrés, spatules, grands cormorans, flamants roses…

Cette lagune est reconnue par l’Etat comme une zone humide d’une grande importance biologique et économique, mais également comme un Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) de première priorité, conformément à sa certification en 2005 parmi les zones humides d’importance internationale par la Convention Internationale « RAMSAR».

Pour rappel, la Convention relative aux zones humides d’importance internationale appelée aussi

« Convention de Ramsar » est un traité international sur la conservation et la gestion durable des zones humides.

Adoptée en 1972 dans la ville de Ramsar en Iran (d’où son nom), cette convention engage ses membres à prendre en considération les zones humides dans l’aménagement et l’utilisation de leur territoire, à identifier ces zones, les inscrire sur la liste Ramsar et assurer leur conservation. Elle engage également les signataires à préserver l’ensemble des zones humides, et à coopérer avec les pays frontaliers pour favoriser la conservation des zones humides transfrontalières.

Il faut noter que les zones humides catégorisent toutes « étendues de marais, de landes marécageuses des plateaux ardennais, de

tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ».En 2009, plus de 1800 de ces zones étaient inscrites à la liste Ramsar.

Oualidia est la perle rare de la région des doukkalas, qui doit être préservée car sa préservation est une nécessité absolue imposée sa situation géographique et par les richesses naturelles dont elle est dotée.

Il est donc du devoir des décideurs et des autorités locales, de prendre les mesures qui s’imposent, pour remédier aux défaillances qui persistent dans cette baie fantastique qui représente un vrai joyau de la côte Atlantique.

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