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Combien faudrait de temps et de montants en millions de Dh pour que la ville d’El jadida puisse retrouver en fin de compte ce beau look que chaque Jdidi lui souhaite et que les plus hautes instances du pays veulent lui accorder?

Pourtant, depuis de lointaines années, les projets qui vont en ce sens n’ont pas manqué. Certains ont même forcé la dose jusqu’au point de nous redessiner El Jadida comme étant promue à représenter la capitale touristique de la Région…pour que finalement toutes ces aspirations se fracassent sur les murs de l’absurdité de l’inconnu, ne laissant derrière elles qu’un goût amer et un dégoût prononcé pour la chose publique et les affaires politiques.

El Jadida est-elle une ville qui sort de l’ordinaire marocain?

Est-elle  une cité tellement complexe au point où tous les projets qui tentent de la redresser glissent honteusement vers la médiocrité?

Mérite-elle finalement, cette dénomination de bateau ivre qui vogue sans boussole et sans maître d’équipage?

A défaut de réponse convaincante et persuasive, allons-nous donner crédit au dicton de Sidi Abderrahmane El Mejdoub, ce poète Soufi du 16ème siècle qui n’avait pas manqué de  marquer sa crainte pour le futur de Doukkala, le jour où la destinée de cette contrée qui est d’une richesse considérable serait confiée à des novices (draris)?

 

Incontestablement, il y a lieu de reconnaître qu’une épine très douloureuse est plantée quelque part sous les pieds d’El Jadida, l’empêchant ainsi de suivre la cadence de ses émules qui se démarquent nettement devant elle, dans cette course d’honneur dont l’objectif primordial est d’assurer à notre pays sa vraie dimension Internationale sous les hautes directives de S.M le Roi Mohammed VI que Dieu le glorifie.

Une épine qui fait trop mal et qui retarde considérablement toute tentative de relance d’une ville qui dispose de tous les atouts en mesure de conforter sa position de terre modèle, où toutes les expériences peuvent y réussir, eu égard au cumul des potentiels dont elle dispose, que ce soit au niveau de sa position géographique qui est stratégique que sur divers autres plans plus solides les uns que les autres.

Comme vous l’avez peut être constaté, nous avons délibérément évité de nager dans les eaux des petites nostalgies et des poignants souvenirs d’un passé que nous nous regrettons beaucoup et que nous savons qu’il est loin de toutes portées.

Il est vrai que lorsque le train de développement a tendance à s’ébranler, il ne manquera jamais de causer certains dégâts collatéraux et dans le cas d’El Jadida, les premières victimes ne sont autres que certains lieux de mémoire qui n’arrêtent pas de se rétrécir comme des peaux de chagrin.

Aussi, laissons le soin au temps de faire ses effets dans l’espoir qu’il puisse un jour cicatriser cette blessure béante et revenons aux douleurs du présent et aux incertitudes de l’avenir.

Aujourd’hui, aucun esprit sain ne pourrait être en mesure de soutenir qu’El Jadida est au mieux dans sa peau. Loin de toute fibre imbibée de nostalgies, El Jadida ces derniers temps donne à quiconque cette impression de frustration que l’on découvre uniquement face à ces œuvres d’art qui sentent les moisissures de l’inachevé. Une impression qui se généralise en prenant de plus en plus de l’ampleur  et que seuls ceux qui ne suivent pas le même regard que le citoyen s’entêtent à en ignorer la gravité et les  conséquences qui peuvent en découler.

Pour rappel, il se trouve que déjà en 2005, les autorités provinciales de l’époque avaient fait grand feu d’un projet de réaménagement qui, souligne-on “s’inscrit dans le sillage de la grande vision d’avenir”
Aussi nous confirme-t-on que la première partie intéressera le front de mer (3 kilomètres de long) dont la valorisation du parc du boulevard Mohammed V.
La deuxième partie intéressera l’aménagement de la corniche et sera suivie par d’autres projets d’aménagements qui sont programmés pour transformer le cadre de vie des citoyens et faire de la ville d’El Jadida la capitale touristique de la région, et dont on peut citer, la mise à niveau de la plage d’El Jadida et la réhabilitation de ses cabines, le port d’El Jadida, la gare routière, le transport, la cité portugaise, l’éclairage public, l’assainissement, les jardins et les espaces verts les espaces culturels…

Ce projet qui a tenu longtemps les citoyens en haleine a coûté ce qu’il a coûté…mais fort malheureusement El Jadida n’a jamais mérité ses lauriers de capitale touristique.

Aujourd’hui encore El Jadida se trouve engouffrée dans un nouveau projet qui coûte beaucoup plus cher et qui se nourrit du même esprit que son précédant, à la seule différence que ce dernier a été désactivé sans que le citoyen qui est le premier concerné sache ni par qui ni pourquoi, laissant ainsi la voie libre aux spéculateurs de la chose politique et aux professionnels de la propagande.

Enfin, par la force des choses, nous n’allons pas trop nous aventurer dans l’analyse de ce “dossier” apparemment chaud et qui représente incontestablement une équation à plusieurs inconnues. Disons seulement que tant que l’heure actuelle est cadencée au rythme des communiqué de presse, un petit clin d’œil de ce coté là n’est pas de refus, afin d’expliquer aux citoyens le pourquoi de cet état de fait.

Chahid Ahmed

 

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