matouk

La littérature féminine a de tout temps été dénigrée. « Féminine » était synonyme de mineure à l’image même du statut de la femme dans la société. Ecrire pour une femme était une transgression permanente des règles que la société lui a fixées et qu’elle n’a eu de cesse de transgresser.

louise Labé, à Sapho, d’Olympe de Gouges à Georges Sand la femme-homme, l’écriture est pour la femme une activité subversive. Des lettres transfuges d’une littérature de salon et reprise du genre de la conversation, le roman féminin par exemple est souvent assimilé à une plainte de femmes mal mariées, souvent jugé comme manquant de logique, d’imagination, d’objectivité, de pensée métaphysique, manquant de composition, d’harmonie et de perfection formelle.

Pourtant, l’écriture des femmes n’a pas cessé d’évoluer et de conquérir l’espace de la littérature avec des œuvres que la littérature a fini par considérer du point de vue du talent et de la créativité. Il en a fallu du temps avant que les prix littéraires ne soient décernés à des femmes et que la femme n’accède enfin au statut incontesté d’écrivain à part entière.

Aujourd’hui, nous notons une avancée certaine du statut de la femme de par le monde (y compris dans les pays les plus en retard dans ce domaine : la femme saoudienne n’a-t-elle pas obtenu le droit de vote et même le droit de conduire ?).

Notre objectif à travers ce colloque est d’interroger la littérature écrite par des femmes qui connait une évolution notable et de nous interroger si, dans cette production foisonnante, il n’existerait pas une vision du monde inhérente à la femme, qui serait représentative de cette évolution que connait le monde depuis que la femme y occupe une place plus importante ?

Un regard nouveau que la femme porte sur le monde ; tel qu’il est, tel qu’elle le perçoit et aussi tel qu’elle voudrait qu’il soit !!! loin de nous de créer la polémique mais notre objectif premier est de voir jusqu’à quel point l’évolution du statut de la femme est accompagnée par un changement plus profond de la société, et donc de la production culturelle.

Les écrits des femmes ne seraient-ils pas un symptôme et un symbole d’une remise en question du mode de pensée et des valeurs masculines ?

La littérature féminine permettrait-elle « d’émerger enfin du monde pour le recréer à neuf » comme dirait Simone de Beauvoir ?

Serait-elle une écriture de la mutation, de la promesse d’une société réconciliée avec ses deux genres, une société où les femmes n’ont pas à conquérir un quelconque pouvoir mais à restituer à l’humanité son autre moitié, occultée castrée humiliée et oubliée ?

Apporter au monde la richesse de son altérité, ce féminin que chacun et chacune pourront enfin reconnaitre en soi tout en évitant les stéréotypes institués ?

Comité d’organisation :

Filali Abdelhadi

Ayaou Jamila

Elmahi Abdelaziz

Jaber Abdelhaq

Mokhtari Najatt

Cherkaoui Boutaina

Benkheda Yahya

Maatouk Soumaya

Laâboudi Assia

http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/03/matouk.png?fit=1024%2C1024http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/03/matouk.png?resize=150%2C150adminsZoomLa littérature féminine a de tout temps été dénigrée. « Féminine » était synonyme de mineure à l’image même du statut de la femme dans la société. Ecrire pour une femme était une transgression permanente des règles que la société lui a fixées et qu’elle n’a eu de cesse...Source de L'information Fiable

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