violence

Par: Abdellah Hanbali

Il y a quelques décades, les portes de nos demeures  restaient ouvertes et la crainte d’être cambriolés ne nous effleurait guère l’esprit.

Les jours de grand froid, le bon voisinage et la courtoisie poussaient les gens à garder un bout de ficelle pendant, à travers un petit trou, vers l’extérieur, comme pour inviter les enfants du quartier à entrer s’abriter contre les intempéries…

Partout on avait  le sentiment d’être chez nous. Les adultes du quartier passaient pour nos oncles et nos tantes et on les appelait tout naturellement « 3ami » et « khalti ». Ils  participaient aussi  à notre éducation par la parole et par l’exemple.

On avait l’impression que la totalité du quartier était notre crèche et les violence-2adultes du quartier, qui allaient et venaient tout en ayant un œil sur chacun de nous, nos baby-sitters.

Vrai que beaucoup de familles ne roulaient pas sur l’or, mais l’Amour, la Solidarité et la Fraternité, dans lesquels elles vivaient et se partageaient volontiers, le peu qu’ils avaient, constituaient une immense richesse.

Mais  aujourd’hui, pourquoi tant de changement et  en un aussi court laps de temps ?

Qu’est ce qui nous arrive ?

Pourquoi ces portes qui restaient ouvertes hier, se  ferment-elles à double tour, aujourd’hui ?

Pourquoi cette soudaine envie de se barricader ?

Pourquoi cette  perpétuelle angoisse de se faire  agresser où que nos habitations se fassent« nettoyées » par des « visiteurs », parfois même en notre présence et malgré « la vigilance » d’un concierge et d’un veilleur de nuit ?

Pourquoi, tout d’un coup, cette perte de confiance en tout le monde ?

Pourquoi ce « chacun pour soi »  et cet égocentrisme ?

Est-ce nous qui avons changé  à ce point ?

Est-ce nos ambitions démesurées, qui sont entrain de nous rendre ainsi ?

La réponse à de telles questions passerait certes par des études approfondies qui emprunteraient leurs outils et leur dispositif de recherche à des disciplines scientifiques comme la sociologie, la psychanalyse ou autres.violence

Toutefois et en toute subjectivité, il nous semble que ces noms qui terrorisent de nos jours les habitants paisibles de la ville ; ces « Draoui », « Khnifissa », « Ouel Habiba »…, soient de purs produits de notre société.

Comment ces personnes sont-elles venues au monde ?

Ceux qui les avaient conçus et enfantés étaient ils habilités à le faire ?

Dans quelles conditions ont-ils vécu leur petite enfance ?

Pourquoi l’école n’a-t-elle pas réussi à leur inculquer les véritables valeurs humaines ?

En quoi les parents et l’entourage ont-ils échoué dans leur mission d’éducation ?

Comment se fait-il que les châtiments sanctionnent les délits des petits délinquants, au lieu d’être des antécédents judiciaires gênants, deviennent des conquêtes constituant au fur et à mesure un palmarès dont s’enorgueillissent ces insoumis et qui risque d’être couronné par la plus lourde des peines ?

Autant de questions auxquelles il faudrait réfléchir, mais un seul fil conducteur : une Education Saine.

Dans l’attente d’une solution, Allah Yaltaf  Bina o Safi.

insecurité

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