El Jadida : Une ville où rien ne va plus

Plus on y pense, et plus on se rend compte que cette ville se dégrade de plus en plus, si bien qu’elle devient une ville aux multiples paradoxes.

Nul ne peut contester que depuis son industrialisation, l’économie se développe à un rythme soutenu et que la ville se transforme progressivement en ville fortement industrialisée avec l’émergence d’usines et de sociétés qui contribuent à son développement économique.

Malheureusement, la qualité de vie des jdidis continue à se dégrader inexorablement et la ville continue sa descente aux enfers avec une crise urbaine sans précédent qui sévit depuis des décennies, sans que les habitants puissent palper la moindre lueur d’espoir, ou une quelconque amélioration qui pourrait témoigner de la bonne foi que laissait entendre le discours officiel pré-électoral, et ce, dans tous les secteurs.

Malgré toutes ses richesses naturelles et industrielles, la ville croule sous les déchets, la majorité des voiries sont dans un état lamentable, l’éclairage public est en piteux état, les espaces verts sont délaissés, les marchands ambulants envahissent tout espace encore « squattable », …

Une ville où se concentrent tous les maux de la mauvaise gestion, avec, en plus, le récurrent problème des transports qui empoisonne la vie quotidienne des citoyens.

Il faut souligner que le problème du transport urbain souffre d’une anarchie totale accentuée par l’absence de contrôle de l’état technique des bus qui laisse à désirer. Pratiquement tous les véhicules du transport urbain sont dans un état avancé de délabrement, au grand damne des usagers, contraints de les prendre, n’ayant pas d’autres alternatives.

Le secteur des petits taxis souffre également de la même anarchie organisationnelle, et c’est toujours au détriment des citoyens qui subissent tous les désagréments possibles et imaginables, auprès de chauffeurs ne respectant que la seule règle qui leur assure une course largement bénéfique.

Quant à la plage, qui était l’une des destinations balnéaires les plus prisées dans le Royaume, elle a perdu toute notoriété et sombre dans l’oubli sans connaitre le moindre réaménagement ou remise à niveau à l’approche de la saison estivale. Cette belle plage était prisée non seulement par les amateurs des sports nautiques, mais également par ceux qui étaient en quête d’un espace calme où l’on peut se ressourcer et passer d’agréables moments.

L’anarchie sévit également au niveau de tous ces points de vente de la ville, qui s’implantent en plein centre, au vu et au su de tous, sans que ce désordre ne dérange le moins du monde les autorités, si bien qu’envahir l’espace public est devenu une chose courante et non un délit puni par la loi.

Il faut aussi mettre l’accent sur tous ces projets lancés depuis des décennies et qui n’ont pas encore vu le jour, tel la délocalisation du marché de gros, qui est intimement liée à l’expansion de l’hôpital provincial, la remise à niveau des abattoirs qui ne répondent à aucune norme d’hygiène ou organisationnelle, l’ouverture de la gare routière qui traine depuis plusieurs mois…

A quand une remise à niveau de toute la ville qui lui redonnerait ses lettres de noblesse, et la sauverait de cette mauvaise gestion afin de préserver ses ressources naturelles et financières ?

Khadija Choukaili

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One Thought to “El Jadida : Une ville où rien ne va plus”

  1. Cherradi

    Tout à fait , El jadida est devenue une ville à survivre et non pas à vivre . Une ville dont les autorités usent de make up pour tromper le visiteur . Le génie qui a déguisé les gilets jaunes en gilets bleu , avec un badge en plus , pour mieux emmerder les automobilistes , mérite une décoration nationales pour bons services rendus aux petits voyoux..!

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