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Petite fille de feu Fquih Tadili, et imprégnée de la croyance mystique soufie dès son jeune âge, Mme Bassita Tadili s’est investie dans la voie de la spiritualité en essayant de transmettre son savoir religieux à travers le Samaâ et le Madih. Secrétaire général de de l’Association Al Abbâssiya, première association du genre au Maroc, fondée en 1979 par l’illustre feu Moulay Abdallah Ouazzani, et présidée par Haj Mohammed Azzeddine, qui a reçu son apprentissage au sein de la Zâwiyah de Sidi Bel’Abbâs de Marrakech, qui se distingue par la mémorisation d’un répertoire des poèmes soufis et par son excellente interprétation des chants dans la discipline du Madîh et Samâ et qui veille au perfectionnement de la formation de Bassita Tadili dans cette discipline pour la sauvegarde des principes les plus authentiques de cette tradition sacrée.
Œuvrant dans la voie du soufisme et de la spiritualité, Bassita Tadili, en tant que Secrétaire Général de l’association participe à l’organisation de spectacles en collaboration avec d’illustres artistes tels que Hassan El Jai, metteur en scène, comédien et coach formé au Lee Strasberg Theatre and Film Institute de New York, et au Cours Florent à Paris où il obtient son brevet de comédien professionnel. Un autre illustre musicien, compositeur et chanteur, Haroun Taboul, fait partie de ces artistes que Bassita cotoie. Ce dernier a étudié la musique classique Ottomane et la musique Soufie auprès du célèbre maître de Ney Kudsi Erguner, avec lequel il a participé à de nombreuses cérémonies de Derviches tourneurs.
Il faut signaler que lors des présentations de leurs spectacles, ces artistes avec lesquels Bassita travaille en étroite collaboration, sont assistés techniquement par Mme Anne Sadovska Stephent, qui a été formée à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre en France. Elle a débuté très jeune sa carrière d’éclairagiste pour des compagnies de danse françaises et s’est perfectionnée aux États-Unis comme assistante de production du Dance Umbrella, puis engagée par le New York City Ballet et la Martha Graham Dance Company pour leurs représentations au Théâtre des Champs-Élysées dans le cadre du Festival International de Danse de Paris.
En ce mois sacré de Ramadan, Bassita Tadili a collaboré à l’organisation de plusieurs spectacles à Casablanca, Rabat et Marrakech.
Le premier spectacle qui a eu lieu le 10 mai au théâtre Mohammed V, intitulé « Soufi, mon amour » est l’interprétation d’une magnifique mise en scène du périple de Shams Tabrizi, célèbre derviche errant du 13ème siècle, sillonnant la ville de Konya et prêchant l’amour de son prochain et l’amélioration de soi dans le but d’atteindre l’amour divin.
Hassan El Jai s’est surpassé sur scène en interprétant tous les personnages du Best-Seller américain « Soufi, mon amour », entrecoupé par des intermédiaires du Madih et Samaâ dirigés par le Maître Mohammed Azzeddine et l’Ensemble Al Âbbassiya, et accompagné par la musique éblouissante de Haroun Teboul. Une parfaite adaptation rehaussée par l’utilisation de la nouvelle technique en vogue « mapping » une création visuelle animée, réalisée par Anne Sadovska, couvrant tout l’espace scénique, offrant aux spectateurs une occasion unique de voyage et d’immersion dans l’univers spirituel, et donnant une illustration simultanée de la scène interprétée.
 Après le succès de « Soufi, mon amour », Hassan El Jaï et le Maître Mohammed Azzeddine accompagné de l’ensemble Al Abbâssiya, ont présenté ce mercredi 15 mai, à la Villa des Arts de Rabat, une  magnifique interprétation de la qasîdat al-Burda de l’imam des poètes, Al-Busayrî, qui l’écrivit en hymne à la gloire du Prophète Mohammad au 13ème siècle, avec l’intention d’invoquer sa protection et son intercession pour guérir d’une grave maladie. Cette qasîdat a, depuis lors, traversé les siècles et les continents et est aujourd’hui unanimement reconnue comme le poème spirituel le plus déclamé au monde.
Maître Mohammed Azzeddine accompagné de l’ensemble Al Abbâssiya, ont présenté en cette soirée, dans son intégralité, cette œuvre unique, successivement chantée en arabe puis lue dans sa traduction française par Hassan El Jai qui a enchanté le public par son excellente narration pleine de sensibilité et d’émotion.

Des spectacles pleins de spiritualité, à l’image de cette grande dame jdidie, qui œuvre pour la transmission de cette discipline ancestrale du Madih et du Samaâ.

Khadija Choukaili

 

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