El Jadida : Une femme meurt par empoisonnement… Suicide ou…crime?

Agée de 40 ans et mère de cinq enfants, cette femme du quartier Bouchrit, décède quelques minutes après son arrivée à l’hôpital provincial Mohammed V. Les premières constatations témoignent d’un éventuel empoisonnement.

Seule une enquête policière est en mesure de déterminer s’il s’agit d’un suicide ou d’un crime. 

Selon le témoignage de sa famille et de ses voisins, la défunte endurait une grave crise financière, due à un surendettement auprès des usuriers qui la harcelaient quotidiennement pour le remboursement des emprunts.

Elle se serait, toujours selon ses proches, enfoncée dans un surendettement à un niveau si alarmant qu’elle ne pouvait plus honorer ses engagements de remboursement auprès des usuriers.

Son fils aurait déclaré qu’elle était extrêmement surendettée et qu’elle était toujours harcelée par les préteurs qui la menaçaient par les preuves de ces emprunts qu’ils détenaient à son encontre. Elle serait sortie de chez elle après la visite de quelqu’un à qui elle devait une somme d’argent. Elle se serait évanouie dans la rue, pour se retrouver ensuite agonisante, à l’hôpital.

Une enquête a été ouverte par les structures sécuritaires concernées, et seule l’autopsie permettra de déterminer les circonstances de sa mort.

Il faut noter que la crise liée à la pandémie de Covid-19 a, certes, augmenté les risques de surendettement pour la majorité des emprunteurs qui travaillent surtout dans le secteur informel. Ces citoyens, dans le besoin, et ne disposant d’aucune garantie ou d’un revenu fixe, se tournent vers les usuriers pour emprunter des sommes d’argent qu’ils doivent rembourser à court terme à des taux d’intérêt exorbitants.

Malheureusement, on trouve ces usuriers dans presque tous les quartiers de la ville. Ils prêtent à ces personnes, dans l’urgence, qui ont de faibles revenus et sans autre recours, des sommes d’argent sur de courtes périodes, à des taux d’intérêt qu’ils majorent à chaque retard.  Une activité qu’ils exercent en toute impunité, en enfonçant de plus en plus ces personnes vulnérables dans l’enfer de l’endettement.

Khadija Choukaili

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