El-Jadida : Une campagne aussi féroce qu’incompréhensible est lancée actuellement contre les automobilistes.

Tout le monde est au courant  de  la crise économique actuelle qui sévit dans le pays, des suites du Covid-19.

Et pourtant, c’est ce même moment que notre police semble avoir choisi pour lancer une campagne féroce contre les automobilistes : Radars mobiles, stops pas suffisamment marqués, franchissement d’une ligne continue… Rien ne leur échappe. Le citoyen qui a déjà du mal à joindre les deux bouts, éprouve toutes les peines du monde à devoir s’acquitter d’une amende, souvent assez sévère.

Certes, beaucoup diront que ce « pauvre citoyen » n’a qu’à respecter scrupuleusement le code de la route, crise ou pas. Soit, mais la vue d’agents de circulation presque à chaque carrefour, est-elle vraiment nécessaire ?

Quel rôle jouent véritablement ces agents de la circulation là ou des feux de signalisations existent ?

Quel rôle jouent-ils, quand ils passent leur temps, cachés derrière un arbre, un poteau électrique… et n’apparaissant qu’au moment où ils doivent sévir, quand ils ne se contentent pas de leur bakchich habituel pour fermer les yeux ?

Un agent de la circulation, représentant de la loi et de l’Etat « de droit » de surcroît, a-t-il le droit de se cacher ?

Son rôle ne se limite t-il qu’à sévir ? Jamais à prévenir ?

Ce qui est dit à propos des agents de la circulation est aussi valable pour les gendarmes. En dehors des barrages (existence de terroristes dans les parages…) ou quand la sécurité de notre pays est en jeu, quel véritable rôle jouent ils sur nos routes ?

Le nombre des procès-verbaux a-t-il augmenté pour autant ?

Le pauvre citoyen, et à défaut d’être agressé par des jeunes armés de couteaux, ne se sent-il pas agressé des fois, par des agents en uniforme, qui l’allègent des derniers billets qui lui restent, à défaut de faire un PV et de le faire payer encore plus cher ?

Une fois, j’ai fait Algésiras- Trondheim (ville Norvégienne, prés du cap nord) et je peux vous dire, que je n’ai  pas vu autant de policiers et de gendarmes que lors d’un simple El Jadida- Casablanca.

Est-ce à dire, que le budget de notre Etat nous permet le luxe, de se permettre un agent à chaque tournant de rue ?

Est-ce à dire, que la sécurité des citoyens est déjà assurée à 100% et que nos agents sont si nombreux, qu’on ne sait pas quoi en faire avec ?

Ne doivent ils pas rejoindre leurs « makhafirs » (postes de polices dans les quartiers) pour être prés des citoyens et justifier, que l’argent du contribuable ayant servi à la construction de ces battisses, n’a pas été jeté par les fenêtres ?

Au vu du nombre, toujours élevé des accidents de la route dans nos périmètres urbains et au-delà (en dépit de leur omniprésence)  et de l’insécurité ambiante dans nos villes et  villages (à cause  de leur  absence) le moins que l’on puisse dire, c’est que nos questions sont largement… légitimes.

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3 Thoughts to “El-Jadida : Une campagne aussi féroce qu’incompréhensible est lancée actuellement contre les automobilistes.”

  1. Loura

    Les routes de la mort.
    La conduite de véhicules et les problèmes de circulation au Maroc ne nécessitent pas seulement la présence d’un policier à chaque feu rouge ou un radar à tout virage.
    Pour renforcer le respect du code de la route, il faut placer un sniper à chaque coin.
    Une fois, un ami qui vit a l’étranger, m’avait dit qu’il a peur de conduire au Maroc quand il arrive les premiers jours chez lui.
    Il attend trois ou quatre jours avant de prendre le volant et de s’aventurer sur les route de la mort.
    Quelques jours plus tard, il finissait de regarder la couleur des feux de circulation et se m’était à detecter là où le policiers sont cachés. À ce stade de sa réadaptation, notre concitoyen est devenu un marocain « pire sang ». Pardon! «pure sang ».

  2. Mehdi

    Pour comparer le civisme des scandinaves au civisme des marocains, il faut attendre 500 ans et encore.

  3. Jad

    En 2019, le nombre de personnes tuées dans les accidents de la route au Maroc s’élève à 3.384, soit une baisse de 2,9% par rapport à l’année 2018, selon les statistiques provisoires dévoilées par le ministère marocain de l’Equipement, du Transport de la Logistique et de l’Eau.
    Parmi les personnes mortes figurent 869 piétons, soit 25,68% de l’ensemble des personnes tuées, et 1.235 usagers des deux et trois roues (36,50% de l’ensemble des personnes tuées)Quant au nombre des blessés graves, il a diminué de 3,53% pour s’établir à 8.417. En revanche, tous les autres indicateurs de la sécurité routière sont en hausse.
    Ainsi, l’analyse des statistiques provisoires de l’année 2019 comparées à celles de 2018 fait ressortir une augmentation de 6,87% du nombre des accidents de la route qui s’est élevé à 102.737.
    Le nombre des accidents non mortels a enregistré une hausse de 7,16% pour arriver à 99.727. Pour leur part, les blessés légers sont toujours aussi nombreux, alors que le nombre des blessés graves ont affiché une progression de 8,57% pour atteindre 139.246 personnes.
    On continue on se laisse aller?Ne rien faire?Ne rien dire?

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