Un malade mental, dans un état d’extrême agitation, a semé la panique en plein centre-ville, à proximité du théâtre Afifi.

Complètement déchaîné, il a déversé le contenu des bennes à ordures en pleine chaussée faisant de l’asphalte une véritable décharge et obstruant ainsi la circulation. Il a même jeté les marchandises de certains commerçants ambulants en les dispersant sur la place.

Un représentant de l’autorité locale relevant du 2ème arrondissement et les agents des forces auxiliaires, en vadrouille sur place, sont parvenus à le maîtriser avant qu’il ne cause plus de dégâts.

Ce malade mental serait étranger à la ville et y serait parvenu par le biais des transports publics. Son cas n’est pas isolé puisque d’autres malades mentaux étrangers à la place, ont été remarqués se promenant à travers la ville.

Ce fait n’est, certes, pas fortuits, et ces malades mentaux se trouvent souvent à l’origine de certains troubles de l’ordre public et agressent même physiquement des citoyens comme cela a été le cas plusieurs fois auparavant dans la ville.

 La sûreté Nationale n’intervient que quand il y a un flagrant délit. Une fois le malade maîtrisé, il est transféré vers le service psychiatrique qui le prend en charge.

Ces transferts ne sont opérés qu’après que ces individus aient commis des actes de violence à l’encontre de citoyens. Leur prise en charge est limitée dans le temps, par faute de places et de structures pouvant les accueillir. Ces « fous » sont donc relâchés et restent souvent livrés à eux-mêmes.

Une situation qui montre l’intensité du problème que pose cette catégorie de citoyens. Car à ne savoir comment gérer leur situation, on préfère se cacher la face et s’en débarrasser en les remettant en liberté, en espérant qu’ils trouveront un refuge quelque part.

Une situation désastreuse pour ces malheureux et tellement inhumaine pour ceux qui décident de « s’en décharger ».

La dépression nerveuse faisant des ravages au sein de la population, ce phénomène se développe à une vitesse « V » au point qu’on ne peut éviter de croiser un malade mental dans les rues de la ville.

Ils sont souvent en quête de nourriture ou d’argent et deviennent  agressifs étant dépourvus de tout traitement médical,.

Il faut croire que certains ont la chance d’avoir une famille à laquelle ils ont recours, quand, toutefois, cette dernière les accepte. Mais d’autres font partie des « sans domicile fixe » (SDF) et passent leur temps à errer dans les rues de la capitale des doukkala.

Une situation déplorable qui devrait soulever un débat sérieux et légitime sur la prise en charge de ces citoyens déséquilibrés.

Malheureusement, ce sujet n’est abordé que ponctuellement, souvent à l’occasion de faits tragiques.

Un réel problème de santé publique qui n’aurait pas d’issue de sitôt.

Cependant, les départements de santé sont plus que jamais interpellés à soulever ce débat afin d’offrir à cette catégorie de citoyens, leur droit constitutionnel à la santé et à la dignité.

Khadija Choukaili

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