Pour un budget de 500 millions de dirhams, la région de Casablanca-Settat sera dotée de 21 barrages pour la gestion de l’eau d’irrigation, dont un, sera de grande envergure, et 20 de moindre importance,.

En effet, le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation trace sa feuille de route et lance de grands projets de réalisation de barrages dans la région Casablanca-Settat qui disposera d’un grand barrage et de 20 autres qui seront réalisés dans la région.

Le futur grand barrage sera érigé à l’aval de celui d’Al Massira situé dans la région de Settat. Il devra avoir une capacité de 60 millions de m3, pour un coût global de 500 millions de DH.

Le wali de la région, Gouverneur de Casablanca, Saïd Ahmidouch a déclaré que 20 autres petits barrages verront le jour et couvriront la région de Settat, qui disposera de 14 barrages, El Jadida où seront réalisés 4 autres, et enfin 1 à Benslimane et 1 autre à Berrechid.

Un projet de grande envergure qui permettra le développement du domaine agricole de la région et la rationalisation de l’eau d’irrigation.

Pour ce qui est de la région des doukkalas, nul n’ignore l’importance que le secteur agricole y représente, et où on assiste, depuis quelques années, à l’émergence d’une «méga-région agricole». La recette tient, à coup sûr, à l’accompagnement, par l’Etat, des agriculteurs en termes d’encadrement et d’aides, mais aussi et surtout, aux projets d’irrigation aussi bien collectifs qu’individuels, l’objectif étant de mieux valoriser la ressource hydrique. Ce qui suppose l’utilisation rationnelle des eaux d’irrigation.

Le projet de réalisation de ces 20 barrages, dont 4 à El Jadida, s’inscrit dans cette perspective de rationalisation de l’utilisation de l’eau d’irrigation, et tombe à points nommés, car malgré l’importance du potentiel mobilisable, la région n’est pas moins confrontée au risque du manque hydrique.

Pour preuve, la saison agricole de 2018, bien qu’elle se soit soldée par un cumul pluviométrique de l’ordre de 400 mm, a, tout de même, accusé une baisse de 6% de la réserve du complexe Al Massira-Hansali.

La dotation  d’eau  allouée au périmètre irrigué a donc été, de ce fait, réduite de 21%, soit une diminution de 640 mm à 504 mm par rapport à la saison précédente.

En fait, inscrit dans le Programme national d’économie d’eau d’irrigation (PNEEI) portant sur 550.000 ha, le Plan Agricole Régional des Doukkala prévoyait la reconversion en irrigation localisée de 77.000 ha, soit 15% des superficies. Il est réparti en 37.500 ha en projets individuels et 39.500 ha collectifs.

C’est dire l’importance de la réalisation de ces 4 barrages au niveau d’El Jadida, sans négliger les 14 autres, qui constitueront des ressources communes à la région qui sera en mesure d’en partager les avantages.

La réalisation de ces barrages aura également pour impact la réalisation d’autres projets structurant qui permettront le développement de la production des stations de traitement et des adductions, ainsi que la sécurisation des réseaux de transport et de distribution d’eau au niveau des villes et centres relevant de la région. Ces projets connexes seront réalisés par l’ONEE, la Lydec et les Régies autonomes de distribution d’El Jadida et Settat respectivement la RADEEJ et la RADEEC.

Le secteur agricole connaitra inévitablement une large expansion, mais qui ne se limitera pas seulement à ce secteur. Car les barrages représentent  également d’autres avantages, en plus de leur rôle d’irrigation des cultures, tels que l’approvisionnement des villes en eau. Leurs impacts hydroélectriques sur l’environnement sont importants car l’exploitation de l’eau pour la production d’électricité représente une énergie propre et renouvelable.

Espérons que ces avantages qui contribueront au développement économique de la ville, s’accompagneront en même temps d’un développement social dont les citoyens ont grand besoin.

Khadija Choukaili

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